Édito : L’été de tous les dangers

En avançant sur la pointe des pieds dans ce marché des transferts estival, la cellule de recrutement messine dirigée par Pierre Dréossi joue à ses risques & périls…

Il faut souvent un petit laps de temps pour savoir si un mercato est réussi, mais beaucoup moins pour comprendre qu’il est manqué ou qu’il va dans le mauvais sens. Difficile d’avoir des réponses arrêtées lorsque chacun sait que le coeur de l’été n’est que trop rarement propice au  »closing » des meilleurs deals. Bien au contraire, il faut généralement patienter jusque dans les derniers instants du mercato estival pour voir se décanter les opérations les plus farfelues ou onéreuses. En attendant, il y a toujours un certain nombre de dossiers qui s’empilent et traînent dans le bureau de Pierre Dréossi, à commencer par les chantiers de longue date relatifs à la charnière centrale et au front de l’attaque mosellane. Seul le prometteur -mais non moins inexpérimenté- Simon Elisor (24 ans) a débarqué sur les bords de la Moselle, à ce titre. Voilà qui est assez maigre, quand même…

A une dizaine de jours de Rennes-Metz, son premier rendez-vous officiel de la saison, le FC Metz se prépare à disputer un dernier match de préparation. Au programme de ce samedi 5 août, une confrontation face aux Néerlandais d’Heerenveen, solide pensionnaire d’Eredivisie. Un sixième match amical, donc, pour clôturer une campagne de préparation jusqu’ici menée sans trop d’embûches (NDLR : 3 victoires face à Seraing, le RU Luxembourg et Troyes ; 2 matchs nul face au Standard Liège et Amiens). Ou presque. Car s’il n’est pas trop difficile d’imaginer la façon dont va s’opérer le système de jeu du coach László Bölöni cette saison (un 4-3-3 vraisemblablement), la capacité à répondre aux autres formations de l’Elite sur le plan tactico-technique justifie à elle seule le débat. D’autant plus qu’en L1, les erreurs se paient au comptant. Il n’y a guère de temps pour un douloureux apprentissage (Cf. Auxerre, Troyes et Ajaccio l’an passé). Ceci-dit, le FC Metz a souvent payé par le passé pour apprendre. Gageons que cela ait servi de leçon à Matthieu Udol et consorts. En football -et encore plus que dans d’autres domaines- sans attitude il ne peut y avoir d’altitude. Encore faut-il vouloir ne pas jouer petits bras et de conserver un maximum de cartes en mains…

M.D.

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Crédit photos: Icon Sport