FC Metz : Stéphane Le Mignan : « Cette montée avec Metz, c’est une histoire à part »

Moins d’un an après son arrivée sur le banc, Stéphane Le Mignan a réussi son pari : retrouver la Ligue 1 avec le FC Metz. Une montée acquise au bout du suspense, via les barrages avec un match retour spectaculaire à Auguste Delaune face au Stade de Reims (1-3).

Dans l’histoire récente du FC Metz, peu de montées auront été aussi intenses. Pour Stéphane Le Mignan, cette fin de saison a été une succession d’émotions, d’incertitudes et de défis à relever. « Le fait de passer par des barrages donne quelque chose de particulier, des émotions encore plus fortes qu’une montée directe à l’issue du championnat », confie-t-il au Télégramme.

« La tension est montée crescendo avec un premier match contre le vainqueur du barrage entre le 4e et le 5e de Ligue 2 (Dunkerque), puis avec ces deux matchs aller-retour en sept jours contre le 16e de Ligue 1, avec une prolongation qu’on n’a plus l’habitude de jouer car elle n’existe plus en Coupe de France. C’est tombé du bon côté pour nous cette saison. »

Une pression omniprésente

Dès son arrivée, l’objectif était clair : remonter immédiatement. Le contexte économique du club mosellan renforçait cette obligation. « Dans toute son organisation, dans ses structures, Metz ressemble plus à un club de Ligue 1 qu’à un club de Ligue 2 », explique Le Mignan.

« Le président a sans doute dû prendre des risques financiers, et si on y rajoute la conjoncture économique et la nouvelle donne des droits télé, il y avait effectivement une pression forte de remonter. »

Un chemin semé d’embûches

La montée ne s’est pas faite sans turbulences. En début de saison, lors de son entretien au Télégramme, le coach n’hésitait pas à alerter sur le retard pris dans la préparation : « Le club sortait d’une situation délicate, avec la descente. Dans le contenu, c’était très laborieux. Il y a eu beaucoup de mouvements et de choses instables durant l’été. »

Un passage à vide autour de la 29e journée a même fait craindre une sortie du podium. Mais Metz a su rebondir : « À trois journées du terme, on a compris que c’était pratiquement mort pour la montée directe. Mais ça a permis de repartir assez vite sur une nouvelle dynamique pour les play-offs. »

Une montée différente des précédentes

Déjà monté avec Vannes et Concarneau, Le Mignan n’en fait pas pour autant une hiérarchie. « Ce sont des moments inoubliables. Toutes ces histoires sont uniques à chaque fois. C’est ça qui est fabuleux dans notre activité, c’est qu’on vit vraiment des émotions très fortes. » Ligue 1 : une étape, pas une obsession À 50 ans, l’entraîneur formé à Lorient accède à l’élite pour la première fois de sa carrière.

Cependant, il refuse de voir cette promotion comme un Graal personnel : « Ma volonté n’a jamais été la Ligue 1 à tout prix. Mais je suis content que ça se fasse avec le FC Metz, parce que quand j’ai signé il y a un an, j’avais ressenti la qualité des personnes que j’avais en face de moi. »

Plus que le prestige, c’est l’environnement de travail qui prime à ses yeux : « Je suis satisfait de ne pas avoir été orienté par des personnes mais d’avoir toujours su garder ma ligne directrice et mes convictions. »

M.M.

Crédits photo : Icon Sport 

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