Alors que le suspense est à son paroxysme dans la course à la montée en L1, il semblerait que l’étau se soit resserré entre Grenats et Girondins.
A seulement 270 minutes du coup de sifflet final de cette saison de L2 version 2022/2023, il relèverait de l’euphémisme de dire que le suspense demeure entier. Et pour cause, l’enjeu est plus que de taille sur ces trois dernières journées qui verront Messins et Bordelais se livrer coup pour coup afin, d’un côté, espérer rattraper au classement un concurrent longtemps laissé devant ; de l’autre, tâcher de maintenir un (tout) petit point d’avance à l’importance considérable, comme chacun le sait.
Une avance qui s’est drastiquement réduite pour les hommes de David Guion, souvent accrochés ces derniers temps – un certain déplacement à St-Symphorien ayant causé quelques dégâts collatéraux– sur lesquels la pression est désormais maximale. À l’affût du moindre faux-pas, Matthieu Udol et ses partenaires semblent comme portés par une certaine forme de légèreté difficilement descriptible qui se traduit par un état d’esprit de guerriers sur le terrain. Conquérants des lumières depuis des semaines, rien ne semble résister aux Grenats si ce n’est des faits de jeu parfois énigmatiques à la maison. Heureusement, les protégés de László Bölöni se déplaceront deux fois de suite : au Roudourou où ils excellent généralement puis dans un stade Bonal dont la résonance ne devrait pas inquiéter outre-mesure des Messins qui ont régulièrement prouvé leur solidité en territoire hostile – souvenez-vous Geoffroy-Guichard le mois dernier.
De son côté, Bordeaux reste toutefois sur une dynamique positive, lui qui a toujours su se relever des quelques déconvenues subies cette saison, souvent avec brio d’ailleurs. Mais c’est comme si la courbe et l’indice de la confiance s’étaient inversés au sortir de cette 35eme journée. En concédant un triste nul sur la pelouse de Quevilly-Rouen, les Bordelais ont sans doute donné le bâton pour se faire battre, pendant que les Grenats s’imposaient d’une courte tête face à Grenoble. Un seul point sépare désormais le FC Metz et ses vingtaines de milliers d’aficionados d’un bonheur immense. Après la victoire inespérée d’Annecy face au leader havrais que l’on pensait injouable cette saison, la peur pourrait bien avoir changé de camp. Surtout, quand Bordeaux devra encore rendre visite aux Savoyards d’ici une dizaine de jours…
M.D.
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Crédit photos : Icon Sport