À travers cette rubrique trihebdomadaire, la rédaction des Socios FC Metz vous propose de revivre certains des matchs les plus marquants du club de ces dernières années. Des rencontres que vous n’avez peut-être pas oubliées et qui feront certainement remonter à la surface vos meilleurs (ou pires) souvenirs de supporters.
Pour ce premier épisode, nous remontons en novembre 2008, au stade Gerland de Lyon.
Le contexte : Metz est en mission pour remonter en Ligue 1 immédiatement à l’issue de la saison. Un test de cette envergure est le bienvenu pour Yvon Pouliquen et ses hommes afin de voir où se situe l’équipe au tiers du championnat. Lyon de son côté est imbattable à domicile et fait office d’ogre absolu dévorant tout sur son passage.
Avec 3 défaites au compteur en quatorze journées de Ligue 2, l’équipe d’Yvon Pouliquen -arrivé sur les bords de la Moselle quelques mois plus tôt pour prendre la relève de Francis De Taddeo- est plutôt en forme dans ce premier tiers de championnat. Malgré un petit accroc à Clermont et une défaite un but à zéro en championnat quatre jours plus tôt, c’est à Lyon, au stade Gerland, que la délégation messine est attendue ce soir de Novembre 2008, le mardi 11 plus précisément.
Et c’est une pelouse qui effraye tous ceux qui osent venir défier l’ogre lyonnais. Invaincus à domicile depuis plus d’un an et septuple champions de France en titre, les Gones ne semblent pas vraiment inquiets à l’idée de recevoir le FC Metz, club de Ligue 2, fraîchement descendu au terme d’un championnat 2007/2008 raté.
Propulsés dans l’antre du président Aulas grâce à ses deux succès à domicile dans cette même compétition un peu plus tôt – 2-1 contre Reims puis 3-1 face à Troyes – la troupe de Pouliquen ne comptait tout de même pas venir faire de la figuration.
C’est donc un groupe uni qui descendait du bus et qui allait tout faire pour déjouer les pronostics. Il faut dire que ce soir-là, personne, absolument personne ne mettait une pièce sur les Grenats. Le onze : SISSOKO – GUEYE – VIVIAN – STRASSER – DELGADO – FRANCOIS – ROCCHI – JOHANSEN (CARDY 74’) – MENDY – CISSÉ (AGOUAZI 89’) – RENOUARD (GUEYE 81’).
Ne sont pas rentrés en jeu : RUFFIER, BRÉGERIE, RIPPERT, CHRYSOSTOME, BESSAT.
En face, l’ogre lyonnais comptait dans ses rangs des stars telles que Grosso, Cris, Kallström, Juninho ou encore Ederson, tous titulaires. Seuls Fred et Govou avaient été laissés au repos, sur le banc.
21 heures, Monsieur Fautrel siffle le début des hostilités. Les premières minutes sont assez équilibrées mais très vite Lyon va mettre le pied sur le ballon. À la suite d’une offensive messine, la 21ème minute de jeu s’avèrera déjà être le théâtre d’un coup de tonnerre. Un corner sortant parfaitement botté par Renouard et repris de la tête au point de pénalty par Victor Mendy crucifiait Vercoutre et Ederson, venu en renfort sur la ligne. Les Grenats, contre toute attente, menent donc au score.
À peine plus de cinq minutes plus tard, à la 28ème précisément, le deuxième coup de massue des Messins arrivait. À la suite d’un travail judicieux de Johansen qui permettait à Mendy de prendre la profondeur et de centrer, Sébastien Renouard, au point de pénalty, avait tout suivi : Il poussait le ballon au fond des filets profitant d’une bévue de Cris dans une défense à l’arrêt et transpercée. Le FC Metz menait, à la demi-heure de jeu, deux buts à zéro. « Ce jeune Renouard, le jour où il ne sera plus embêté par ses blessures, je peux vous dire… » signalait dans la foulée l’un des deux commentateurs de France 3.
À la mi-temps, Metz était donc devant. Malheureusement, les Lyonnais se remettaient vite la tête à l’endroit et Cris, d’une jolie tête décroisée, venait réduire le score et faire trembler les filets messins. À la 48e minute, le tableau d’affichage affichait désormais 1-2.
Mais c’est à la soixante septième minute que le peuple grenat exulta : Une action démarrée par une retournée soudaine de Renouard pour lancer Cissé qui, trop court, décide tout de même de faire le pressing sur Vercoutre. Trop juste pour arracher le ballon, Cissé s’efface mais une bévue du gardien lyonnais permet à Rocchi d’ajuster le but pour redonner un avantage conséquent aux Mosellans : 1-3. Par la suite, les arrêts impériaux de Sissoko auront permis au navire Grenat de ne pas flancher et ce dernier aurait pu même prendre encore un peu plus le large si Renouard, puis Cissé avaient poussé le cuir au fond en fin de partie.
Une fois les trois coups de sifflet de Freddy Fautrel retentis, le banc grenat rugit comme jamais. Un succès de prestige sur un terrain où il n’était pas possible de s’imposer depuis plus de 380 jours. Un exploit majuscule.
Malheureusement, alors que le tableau pouvait permettre au club de voir un peu plus loin, c’est au tour suivant, en quart de finale que l’aventure dans cette Coupe de la Ligue 2008/2009 s’arrêtera. Une défaite aux tirs aux buts sur le terrain de Vannes – futur finaliste (1-1, 4-3 TAB) stoppera les espoirs grandissants de milliers de Messins encore sur leur nuage. Une joie qui s’estompera au fil de la saison et qui se muera en tristesse après l’échec de la remontée en Ligue 1 (le club terminera finalement à la 5e place)…
M.G.
www.socios-fcmetz.com
Crédit photos : FC Metz
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