[Après-match : FC Metz – Amiens SC]

Hier soir à St-Symphorien, il aura encore fallu attendre que les Grenat soient menés de deux buts avant qu’une réaction poussive et trop tardive ne s’opère face à Amiens (1-2), en vain : la sonnette d’alarme peut être activée, désormais…

 

Le débrief en 11 points

 

Un beau jour, peut-être… le FC Metz démarrera les rencontres à l’heure et ne s’offrira pas le luxe d’attendre d’avoir deux buts dans l’escarcelle pour se mettre à jouer avec l’intensité et la rigueur nécessaires dans une rencontre de L1.

Un beau jour, peut-être… le FC Metz agira d’entrée de jeu pour développer son football, déployer ses qualités avec transparence et sans complexe, avec ses défauts et ses manques aussi, mais il entreprendra du début à la fin en y croyant dur comme fer.

Un beau jour, peut-être… le FC Metz cessera d’œuvrer dans la réaction constante, bien au contraire, il châtiera toute forme de laisser-aller et se pourvoira de la détermination et l’orgueil indispensables pour délaisser ses complexes de fragilité et d’infériorité intolérables à observer encore en 2019 au sein d’une équipe professionnelle supposée de haut niveau…

Un beau jour, peut-être… le FC Metz se rendra compte qu’il est impossible de créer une dynamique collective, encore moins offensive, en alignant des joueurs aux profils semblables et non complémentaires les uns des autres ; qu’au contraire, lorsque l’on apporte de la variété au plan de jeu, tout s’éclaircit soudainement, comme par enchantement.

Un beau jour, peut-être… le FC Metz mettra de côté ses plans foireux en interne tels que le fait d’établir un système de piotage improbable à distance avec un manager du sportif éloigné de la dimension opérationnelle du terrain assisté par un adjoint volontaire et compétent mais… sans vécu, sans solutions ni remèdes face aux maux et pas charismatique pour un sou, aux commandes.

Un beau jour, peut-être… le FC Metz prendra conscience que la L1 n’est pas le Club Med, que l’objectif n’est pas d’y faire de la figuration à court terme à raison d’une saison tous les deux ans pour le fun, mais bien de faire vivre et pérenniser un club au passé important dans une division qui doit être la sienne, définitivement.

Un beau jour, peut-être… le FC Metz évitera de nous gonfler avec la notion de bien-être dans un stade St-Symphorien qui sonne invariablement creux pour un certain nombre de raisons, avec un parfum de sinistrose qui s’est progressivement répandu tout le long des gradins au fil du temps et des déconvenues enregistrées sur et en dehors du sol grenat.

Un beau jour, peut-être… le FC Metz s’affranchira de ses fameuses « valeurs » lesquelles paraissent franchement hyper ringardes à l’ère du football circus (comprenez moderne) où il faut bien se mettre dans le crâne qu’il n’existe désormais plus (eh oui c’est malheureux) de culture club, encore moins d’amour du maillot puisque les contrats des joueurs et entraîneurs sont tels des CDD résiliables au moindre coup de vent.

Un beau jour, peut-être… le FC Metz arrêtera de s’auto-féliciter d’avoir, je cite, « rivalisé avec l’adversaire malgré la défaite », « obtenu la possession du ballon durant le match » ; bientôt on se congratulera d’être parvenu à dépasser la ligne médiane plus de trente-six fois au cours de la rencontre. C’en devient aussi maladif que parodique, à la longue.

Un beau jour, peut-être… le FC Metz deviendra une marque d’ascenseur, s’il ne parvient plus jamais à se maintenir plus de deux ans d’affilée dans la même division, chose qu’il n’a d’ailleurs plus connue depuis la période 2008-2012 en L2 tout de même. Incroyable, en y repensant.

Un beau jour, peut-être… le FC Metz retiendra les leçons du passé. Inch’allah.

 

Et, quand ce beau jour arrivera, le FC Metz pourra enfin prétendre à un fauteuil durable parmi l’Elite du football français.
Alors, chers confrères amis supporters, maintenez le cap, gardez courage et foi en ce club. Surtout, ne perdez pas espoir, car lui seul vous fait vivre dans ce bas monde.

Ici c’est Metz.

 

Les notes des joueurs

 

Les semi-tops :

Centonze (5) : le latéral droit a enfin trouvé ses marques dans cette équipe, en témoigne son volume de jeu qui s’est nettement amélioré ces dernières semaines ; appliqué défensivement, on regrettera néanmoins un déchet phénoménal dans la qualité des centres…
Diallo (5) : une première mi-temps décevante -durant laquelle on n’a jamais pu le trouver en appui ou en remise dans de bonnes conditions- qui contraste avec la seconde bien plus méritante qui a vu l’attaquant messin signer son 4ème but de la saison sur un joli enchaînement feinte/dribble.

Les flops :

Boye/Sunzu (3) : parce que notre charnière tant chérie (à juste titre) l’an passé en L2 est en grande difficulté cette saison ; quand ce n’est pas Sunzu qui est à la ramasse (Cf. match à Angers), c’est Boye qui se permet une bourde monumentale de placement qui coûte le 2ème but amiénois en l’occurrence.
Boulaya/Nguette (3) : parce que malgré les efforts dans le repli défensif, cela est encore trop imprécis dans l’avant-dernier et le dernier geste ; il faudra songer à être réaliste un jour dans la surface de vérité.
Vincent Hognon (3) : parce que notre cher coach voit (trop) souvent les choses après tout le monde, qu’il lui faut 3 rencontres et demie pour se rendre compte que l’animation offensive ne peut guère fonctionner avec ce système à trois milieux récupérateurs…

 

Les statistiques

 

 

M.D

P