[APRES-MATCH ]Paris en toute simplicité

maigaMalgré une prestation d’ensemble tout à fait honorable, le FC Metz a cédé sur deux erreurs rédhibitoires face à un PSG serein, bien que largement diminué à St-Symphorien (0-2)…

 

Le débrief

 

En guise d’ouverture de la 4ème journée de L1, Metz avait le bonheur d’accueillir un champion de France en titre au visage pas vraiment familier. Il faut dire qu’avec les absences suite à des pépins physique de Mbappé, Cavani, Draxler, conjuguées à la situation complexe que génère le dossier Neymar, en instance de départ et donc laissé à l’écart du groupe parisien une fois de plus, ce PSG là semblait tout à fait prenable, sur le papier. Et puis, lorsque, à quelques minutes du coup d’envoi, il est prononcé le nom du gardien remplaçant Bulka sur la composition de départ, en lieu et place de Aréola, on se dit que le coup est jouable. Que l’occasion rêvée de faire tomber l’épouvantail du championnat se profile, alors que plus de 20 000 spectateurs ont pris place dans les tribunes pour accompagner le promu mosellan dans cet évènement annuel qui peut potentiellement se transformer en un grand soir. C’était sans compter sur le professionnalisme et la qualité collective intrinsèque des hommes de Thomas Tuchel…

Thomas Tuchel fc Metz

 

On a coutume de dire que les grandes équipes se distinguent par leur réalisme et un sang-froid à toute épreuve. Vous l’aurez bien compris : sans ses individualités d’exception, le Paris St-Germain peut toujours s’appuyer sur sa force collective, bien emmené par son socle défensif de très haut niveau que constitue le trio magique Marquinhos-Thiago Silva-Verratti. Avec ces trois gaillards là, vous pouvez voir venir ; en général, le voyage se déroule sans trop d’accrocs. 90 minutes plus tard, la raison l’a donc emporté, une fois de plus. Les Grenat, bien que plutôt entreprenants par séquence, n’ont pu que lutter avec bravoure pour finalement s’incliner avec une certaine forme de logique sportive, tant les Parisiens n’ont pas eu à s’employer outre mesure pour scorer par deux fois. Une mi-temps et le tour fut joué. Deux coups de pied arrêtés auront donc eu raison de la formation de Vincent Hognon, pas très futile, -il faut le dire- sur un corner joué rapidement tout en combinaison et à la suite duquel le pauvre Fofana n’a pu s’empêcher de faucher Bernat dans la surface de réparation. Di Maria s’est alors chargé de sanctionner les Messins d’un plat du pied empli de sérénité (0-1, 10ème).

Di maria

Après un premier quart d’heure compliqué, les Grenat sont parvenus peu à peu sortir la tête de l’eau mais Diallo, en dépit de sa qualité de pivot et de point d’ancrage, n’a pas su cadrer ses deux tentatives, passées à chaque fois à ras du montant du géant Bulka (15ème et 24ème). Une première période qui aura été disputée globalement sous un faux rythme : le milieu parisien se contentant de faire circuler le cuir dans son camp avec de nombreux décrochages de Di Maria notamment. On en arrive donc à l’un des rares coups francs des Bleu et Rouge par l’intermédiaire duquel les partenaires de Thiago Silva accentueront la différence : cette fois-ci, c’est Boye qui oublie carrément le marquage sur Choupo-Moting dont la tête décroisée fera mouche dans le petit filet d’Oukidja, impuissant (0-2, 43ème). Emballé, c’est pesé. Pour illustrer le réalisme parisien, il faut comprendre que Paris aura marqué sur ses deux seuls tirs lors d’un premier acte au déroulement cauchemardesque pour le club grenat. Si c’est pas du talent, ça…

Choupo Moting fc Metz

En seconde période, conscient des lacunes de son équipe dans la projection offensive, Vincent Hognon décide de lancer Angban puis Gakpa pour tenter de fluidifier un maximum l’entrejeu lorrain. Pari plutôt réussi dans l’ensemble. Passée l’heure de jeu, on assistera à davantage de prises de risque côté grenat. Malheureusement, ça n’est pas pour autant que les Messins vont se procurer de réelles occasions de réduire la marque. Bien au contraire, ce sont bien les joueurs de la capitale qui demeurent les plus dangereux à l’approche des 16 mètres, à l’instar de Di Maria qui échouera de justesse dans son duel avec Oukidja, après une transversale sublime adressée par Marquinhos (66ème). Dans la balance, on ne retiendra finalement qu’un pauvre coup franc de Boulaya aux 18 mètres (64ème) -passé quelques mètres à côté quand même, c’est dire la tristesse- et un autre repoussé par le portier parisien (79ème), qui s’interposera également devant la tentative écrasée de Gakpa (86ème). Et c’est à peu près tout. En face, sans l’intégralité de son armada offensive, on aura assisté à un récital collectif parisien qui n’aura guère eu à forcer son talent -c’est facile quand on en a un minimum- pour venir à bout de St-Symphorien et repartir avec les trois points… Pas de panique, ce scénario devrait se répéter sur d’autres pelouses, assurément, tant l’écart est abyssal entre Paris et le reste de la meute. Pour le FC Metz, il s’agit désormais de penser intelligemment à la suite du programme qui promet encore du lourd d’ici à la fin de l’été. Avec des déplacements périlleux à Bordeaux et à St-Etienne en perspective. Il faudra pourtant prendre des points rapidement…

statistique fc Metz PSG

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Centonze fc Metz

 

Centonze (6) : après plusieurs prestations décevantes, le latéral droit grenat a bien rectifié le tir face au PSG en se montrant volontaire, appliqué -deux centres réussis sur deux tentés- et surtout costaud défensivement ; en nets progrès.

 

 

 

Maïga

 

 

Maiga (6) : encore hyperactif dans l’entrejeu, la sentinelle du dispositif mosellan a été celui qui a le plus gratté de ballons au milieu ; soulageant bien souvent sa charnière centrale en difficulté, il a joué un rôle essentiel dans l’équilibre de son équipe.

 

 

Les flops :

John Boye

 

 

Boye (4) : en grande difficulté tout le long du match face à son vis-à-vis Choupo-Moting, il a complètement lâché le marquage dans son duel aérien avec l’attaquant camerounais sur le second but parisien.

 

 

 

cohadeFofana

 

 

Cohade/Fofana (4) : le capitaine messin n’a pas eu son impact habituel et est apparu essoufflé dès le début de la deuxième période tandis que le jeune milieu malien, malgré quelques bonnes sorties de balle vers l’avant, est bêtement tombé dans le panneau devant Bernat, coûtant ainsi un penalty à son équipe.

 

 

 

Boulaya

 

 

 

Boulaya (4) : de l’imprécision dans l’avant-dernier geste à l’instar de la plupart de ses partenaires mais surtout trop de mauvais choix, de dribbles superflus qui pénalisent l’équipe à la longue.

 

 

 

M.D

Crédit photos: Le télégramme, 45fois2.co, Ouest-france, Fc Metz

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