[Après-match : FC Metz – Stade Brestois] Metz sort par la petite porte

C’est un FC Metz au visage une nouvelle fois inquiétant, et relativement peu convaincu de ses capacités collectives, qui s’est incliné logiquement en CDL dès son entrée en lice à St-Symphorien (1-1, défaite 3-4 aux TAB) face à Brest…

 

L’analyse

 

Et voilà, c’est déjà fini. Metz a donc fait ses adieux pour de bon à cette (si peu) chère Coupe de la Ligue (CDL). Pour cette dernière sortie de son histoire -à moins qu’une nouvelle compétition ne se substitue à cette dernière dans les années futures-, le FC Metz s’est donc fait éliminer dès le stade des 1/16ème de finale par l’autre promu brestois. Une mauvaise habitude qui n’étonne plus personne puisque de toute évidence, le club lorrain a définitivement tourné la page des Quinze Glorieuses (1984-1999) -cette expression n’existe pas au cas où certains chercheraient à se renseigner- en même temps que son attrait pour les coupes nationales. Il faut dire que depuis la finale perdue face à l’ennemi lensois en 1999, les Grenats n’ont depuis atteint qu’une seule fois le dernier carré de la compétition : cela remonte à la saison 2002/2003 (NDLR : défaite 3-2 a.p. à Sochaux) tout de même.

Mais comment espérer meilleur sort pour des Messins qui ne prennent plus la peine de prendre un minima au sérieux les matchs de coupe depuis des lustres ? Ne parlons surtout pas de profondeur d’effectif, puisque chaque club est logé à la même enseigne des matchs programmés en semaine tard le soir, entre deux journées de championnat, pour lesquels même les caméras de télévision n’y trouvent guère plus leur compte, aussi bien d’un point de vue financier que sportif. En effet, il reste possible d’afficher un visage un tant soit peu conquérant, en dépit de l’absence de joueurs majeurs. Le principe d’une coupe étant censé d’effectuer le maximum pour aller le plus loin possible, avec l’objectif logique de la gagner, à la fin. Malheureusement, la réalité est tout autre depuis la récente hégémonie parisienne, illustrée par cette mainmise totale des deux coupes nationales par le club de la capitale entre 2015 et 2018 ; celle-ci pouvant expliquer la relative faible importance conférée par les clubs professionnels à l’égard de la CDL, en particulier. En l’occurrence, s’agissant du FC Metz, le curseur a pour fâcheuse tendance à s’échapper un peu trop loin…

Alors que Vincent Hognon avait décidé de faire tourner son effectif sans trop le chambouler non plus, hier, on a pu constater une déficience flagrante auprès de nombreux joueurs et notamment de joueurs supposés cadres de l’équipe (Boulaya, Angban, Traoré, Nguette, Gakpa pour ne pas les citer), ce qui pose une fois de plus les limites actuelles de l’équipe et de son compartiment offensif en particulier. Seules quelques individualités ont su tirer leur épingle du « jeu » produit par les Grenats, à savoir N’Doram, Yade et surtout Udol dont c’était le retour sur les terrains pour la première fois depuis la réception d’Ajaccio en championnat de L2 le 20 août 2018. Que cela fait du bien de revoir à ce niveau là le messin pure souche !

Cela n’a pour autant pas été suffisant pour remporter ce match face à la formation d’Olivier Dalloglio, particulièrement entreprenante et incisive à défaut d’être efficace devant le but de Delecroix. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Metz a pu maintenir son avantage concrétisé grâce au duo Yade-Niane (1-0, 22ème) jusqu’à la pause. Mais lors du second acte, les hommes de Vincent Hognon ont vite été rattrapés par la réalité. Forcément, à force de déjouer, on finit par le payer tôt ou tard. C’est ce qui est arrivé. Logiquement, les Bretons de Cardona sont revenus au score (1-1, 57ème) et avec un peu plus de réussite, ils se seraient même épargné une séance de tirs aux buts, ô combien révélatrice de la différence de mental entre les deux équipes, au demeurant. Au vu de la manière désastreuse dont Niane, Boulaya et Nguette ont simultanément frappé leur pénalty au cours de cette session, on comprend mieux pourquoi cette équipe est aussi inconsistante offensivement…

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Udol (6) : un retour qu’on attendait plus, et pourtant hier, le pur produit mosellan a fait taire les nombreuses critiques le concernant, livrant une partie pleine notamment sur le plan défensif où il n’a jamais été réellement inquiété.
Yade (6) : une première franchement réussie pour ce jeune attaquant sénégalais qui a pu démontrer toute sa fougue et son envie ; il est d’ailleurs décisif sur l’ouverture du score de Niane qu’il sert parfaitement dans un océan de joueurs brestois.

Les flops :

Gakpa (3) : une influence moindre sur le jeu et un quota monstrueux de passes faciles ratées. Fidèle à lui-même depuis le début de saison, malheureusement…
Angban (3) : à l’instar de Gakpa, le solide milieu messin n’a jamais su tirer son épingle du jeu au milieu de terrain où il s’est montré certes volontaire mais finalement pas suffisamment juste techniquement.

 

M.D

P