[Après-match : FC Nantes- FC Metz] Metz tient en place

Dans une rencontre fermée et relativement peu emballante, les Messins ont tenu tête au FC Nantes de Christian Gourcuff à la Beaujoire (0-0), et une nouvelle fois fini à dix…

 

L’analyse

 

« 90 minutes de souffrance […] Un vrai calvaire… ». Le constat dressé par Christian Gourcuff, le technicien nantais, est certes dur, amer aussi, mais suffisamment réaliste pour soulever un problème assez récurrent dans le championnat de France de L1 : la qualité de jeu laisse trop souvent à désirer. Qualitativement parlant, c’est peu de dire que les spectateurs et téléspectateurs n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent dans une partie au cours de laquelle aucune des deux équipes n’a su être capable ne serait-ce que d’imposer sa patte, pour aller tenter de faire mal à son adversaire. A cours de solutions -d’aucuns diront d’arguments offensifs- c’est fort logiquement que Nantais et Messins se sont quittés sur un score (véritablement) nul, sans grand relief…

Une purge tactico-technique qui n’aura pas pour autant détérioré le plaisir d’un entraîneur lorrain repu, car satisfait d’avoir assisté à une troisième journée en 2020 sans voir son équipe encaisser de but (NDLR : 3 « clean-sheets » sur les 6 dernières journées). Une belle prouesse qu’il est bon de souligner, d’autant plus que les Grenats devaient œuvrer sans un joueur majeur en la personne de Pajot, devenu déjà indispensable dans le onze de départ. Heureusement, Angban a plutôt bien fait le travail dans la zone axiale du milieu de terrain, le milieu camerounais se distinguant notamment par sa capacité à récupérer rapidement le cuir. Pour ce qui est de la relance, c’est une autre affaire en revanche.

C’est aussi la raison pour laquelle ce Nantes-Metz n’a jamais véritablement décollé dans un sens comme dans l’autre. Sans justesse technique, sans éclair de génie, sans vitesse ni spontanéité, forcément on en vient à un match qui bascule dans le « sans ». Après 40 minutes d’indigence footballistique dans les deux camps, les locaux se sont tout de même réveillés par l’intermédiaire de Simon (43ème) mais la tentative de l’attaquant nantais a été repoussée par le portier lorrain. La réplique messine fut immédiate avec la tête de Diallo (45ème), en vain cela dit car non cadrée. En seconde période, il ne valait mieux pas trop comptabiliser les passes perdues, sans quoi d’importants maux de têtes se seraient soudainement manifestés. Il ne s’est en effet rien passé de plus si ce n’est que Nguette a réalisé un joli numéro en oubliant la conclusion (49ème) tandis que les Jaune et Vert ont eu la balle de match par l’intermédiaire de Bamba (77ème) lequel a été stoppé net par un Oukidja toujours aussi impérial sur sa ligne. Finalement, le tableau d’affichage est resté vierge jusqu’à son terme. Logique.

Que dire, en résumé ? Le FC Metz sait donc désormais tenir en place -jusqu’au-delà même de ses bases- à travers une solidité retrouvée mais l’étau n’en finit plus de se resserrer dans le bas de classement à cause du redressement spectaculaire de Nîmes et de la dérive de clubs comme Angers, et St-Etienne, voire Brest en ratissant large. Prudence doit donc être de mise, car rien ou presque n’est joué – sauf pour Toulouse, dont la trajectoire tintée de mésaventures ressemble étrangement à celle du FC Metz version 2017/2018 : RIP, le Téfécé. Ceci-dit, ne surtout pas occulter que le barragiste dijonnais n’est plus qu’à deux points désormais…

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Oukidja (6) : rassurant comme à son habitude, il est intervenu avec autorité devant Simon (43ème) et Bamba (76ème) ; il a répondu présent, une fois de plus.
Bronn/Boye (6) : solide et intraitable dans les duels, l’association entre les deux rocs de la charnière centrale messine fonctionne à merveille depuis l’arrivée du défenseur marocain durant le mercato hivernal.

Les flops :

Diallo/Niane (4) : alors que le meilleur artilleur du club à la Croix de Lorraine n’a pas réellement pesé sur l’arrière-garde des Canaris, son compatriote n’a pas montré grand-chose d’intéressant et a été logiquement remplacé par Boulaya qui s’est seulement illustré par une exclusion quasi immédiate. Le symbole d’une attaque messine bien triste…

 

M.D

P