Après-match Metz-Bastia : Un (premier) pas vers le maintien

Victime des aléas du temps additionnel lors de ses deux dernières sorties (Rennes puis St-Etienne), le FC Metz a su cette fois-ci préserver sa cage inviolée pour s’offrir une victoire quasi décisive dans l’optique du maintien en L1.

 

Le onze

 

Le FC Metz reçoit un Sporting Club de Bastia emprunté par le doute et qui ne s’est plus imposé en championnat depuis 11 matchs, désormais. De son côté, les Grenats surfent sur une dynamique positive et demeurent invaincus sur le terrain de St-Symphorien depuis la phase retour. Aucun changement à noter concernant la composition de départ des Lorrains. Le onze type messin, organisé en 4-2-3-1 est de nouveau en place. Seule la présence dans le groupe de l’expérimenté Lejeune est à relever.

 

La première période

 

Les locaux entament de la plus belle des manières cette rencontre à fort enjeu en instaurant d’entrée un pressing haut sur l’équipe de Rui Almeida. Les Grenats ouvrent la première brèche d’entrée : Balliu prend l’espace dans son couloir droit et adresse un centre parfait que reprend plein axe Mandjeck d’une tête smashée repoussée spectaculairement par Leca (4ème). Sur un corner tiré par Jouffre, le milieu messin est de nouveau à la réception mais sa reprise instantanée fuit le cadre (7ème). Alors que les Bastiais ne se montrent guère dangereux -hormis sur de rares centres-, Diabaté pense creuser l’écart pour son équipe lorsqu’il reprend victorieusement un ballon aérien du crâne mais le but est logiquement invalidé pour hors-jeu (25ème). Passée cette première demi-heure à bonne intensité, la rencontre va peu à peu basculer dans un faux rythme jusqu’à la mi-temps. Malgré un score nul et vierge et la sortie précoce de Falette et Sarr pour cause de blessure, la prestation messine respire plutôt la sérénité.

 

La seconde période

 

Les Messins reprennent les hostilités avec cette volonté de se projeter rapidement vers l’avant en sautant davantage les lignes au milieu. Et c’est une nouvelle fois par le biais de l’activité incessante de Balliu sur son côté que le FC Metz va trouver la faille : son centre tendu est initialement dévié par Rose avant d’être propulsé malencontreusement dans son propre but par Cioni (1-0, 47ème). Dans la foulée, Diabaté s’emmêle les pinceaux dans la surface et ne parvient pas à tirer (48ème). Les Messins baissent un peu de pied en milieu de seconde période, laissant désormais la possession de balle aux Corses. Ces derniers se procurent leur plus grosse occasion suite à un coup franc de Marange qui flirte avec le poteau gauche de Didillon (69ème). En fin de partie, les Bastiais jouèrent le tout pour le tout sans pour autant se montrer dangereux. Après un dernier corner à l’actif des insulaires, les Grenats parviennent finalement à garder leur cage inviolée.

 

Les notes des joueurs

 

En vrac :

Didillon (6)

Assou-Ekotto (5)

Bisevac (7) 

Falette (non noté)

Milan (6)

Balliu (7)

Mandjeck (5)

Cohade (7)

Doukouré (4)

Sarr (non noté)

Nguette (6)

Jouffre (7)

Diabaté (4)

 

On notera les sorties prématurées sur blessure de Falette (30ème), remplacé par le revenant Milan ; et de Sarr, suppléé par son compère de l’attaque Nguette (44ème).

Dans cette rencontre décisive pour le maintien, Bisevac a extrêmement bien senti les coups et a su maîtriser avec brio la vitesse des attaquants corses.

A noter également la nouvelle excellente prestation de Balliu dans son couloir droit. Inspiré techniquement et dynamique, l’Espagnol s’est montré intraitable sur son côté et a multiplié les centres, notamment celui qui amène l’unique but de la partie.

Sur le front de l’attaque, le grand Diabaté a une fois de plus profité de son gabarit pour user la défense bastiaise. Par ailleurs, un déchet inhabituel -sans doute dû à l’accumulation des efforts- l’a globalement pénalisé ainsi que son équipe en cours de seconde mi-temps.

 

L’analyse

 

Les efforts paient toujours. Cette fois-ci, les Grenats ont été récompensés grâce au niveau de jeu et à l’état d’esprit exemplaire affichés depuis la réception de Rennes, en début de mois. Comme à son habitude, le FC Metz connaît une embellie qui coïncide avec la fin de l’Hiver. Les hommes de Philippe Hinschberger sont parvenus à écarter un concurrent direct dans leur lutte contre la relégation. Les Corses pointant désormais à 10 longueurs de leurs hôtes du soir et embarqués dans une spirale extrêmement préoccupante (aucune victoire en 2017).

Autant dire qu’en cas de victoire des voisins nancéiens face à la lanterne rouge Lorient, le trou sera quasi définitivement creusé entre Metz et les deux places synonymes de descente automatique. Resterait donc à déterminer un malheureux prétendant. A choisir entre Metz, Lille, Montpellier, Caen, Nancy ou Dijon. En sachant que le Club à la Croix de Lorraine en affrontera encore 3 d’entre-eux (Lille, Caen et Nancy), dont deux à domicile. La voie semble toute tracée…

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