[Après-match: Montpellier HSC – FC Metz] Comme un parfum de victoire

Longtemps menés au score par Montpellier, les hommes de Vincent Hognon ont trouvé les ressources pour revenir dans la partie en fin de rencontre à la Mosson (1-1) : la belle série continue…

 

Le live report

 

Rarement, un résultat nul aura transporté une saveur aussi délectable. En l’occurrence, ce point obtenu par l’équipe messine en terres montpelliéraines procure comme un goût de succès, tant ce FC Metz s’est montré intelligent dans sa gestion des émotions et, pour le moins surprenant dans ses phases de jeu et de transition vers l’avant. De bonnes dispositions aussi bien sur le plan tactique que technique qui permettent aux partenaires d’Habib Diallo de ratisser plus large désormais. Comme si une véritable équipe était née à l’issue de la victoire arrachée -et inespérée- face au RC Strasbourg en tout début d’année civile. En constante progression, on a sans doute assisté hier à la prestation la plus aboutie de la saison à l’extérieur du FC Metz…

 

Il y avait pourtant de quoi nourrir quelques inquiétudes en marge de la rencontre. Contraints d’opérer sans Nguette ni Traoré, les joueurs de Vincent Hognon n’ont pas pour autant omis leur velléité de jeu sur une pelouse de la Mosson qu’ils savaient pourtant (pratiquement) imprenable. Mais la confiance retrouvée, ça n’est pas un début de match laborieux qui va perturber le mental de cette équipe, jamais avare de générosité dans les efforts. L’entame ayant été à l’avantage des hommes de Michel Der Zakarian, on retrouvait rapidement Mollet (1ère) et Laborde (4ème) en position dangereuse mais Oukidja veillait au grain. Des locaux qui vont logiquement ouvrir la marque après que Savanier eut profité d’une fenêtre de tir pour allumer un pétard bien placé avec rebond, forcément hors de portée pour Oukidja, impuissant (1-0, 13ème). Mais c’était sans compter sur la force de caractère des Grenats qui, au-delà de ce premier quart d’heure compliqué, vont progressivement retrouver le fil de leur rencontre.

 

Voilà qui n’était pas forcément couru d’avance lorsque, après une subtile déviation de Diallo vers son compère Niane, ce dernier était fauché dans la surface par le portier héraultais mais le meilleur buteur lorrain manquait son deuxième pénalty d’affilée -après celui stoppé par Pelé contre l’OM-, face à Rulli, parti du bon côté (20ème). Une opportunité en or gâchée…Heureusement, les Grenats ont du répondant et savent désormais se montrer intraitables dans les duels grâce à notamment deux joueurs irréprochables dans ce domaine : Maiga et Pajot. Contrôlant peu à peu l’entrejeu, les Messins se créeront deux situations avant la pause mais le tout demeurera insuffisant. De retour des vestiaires, on assiste à un véritable chamboulement de la physionomie de la rencontre car les Messins ont décidé de jouer plus haut et de prendre le jeu à leur compte. De son côté, Montpellier a décidé de reculer et d’accepter de subir, sans doute du fait d’une accumulation de fatigue qui se fait de plus en plus persistante notamment au sein du milieu de terrain héraultais.

 

Volontairement en mode « gestion », peut être que les joueurs de la Paillade ne s’attendaient pas à tomber sur un adversaire aussi entreprenant. Toujours est-il que la partie aurait pu se décanter dès l’heure de jeu si la VAR n’était pas intervenue pour sanctionner un hors-jeu de Laborde qui venait de faire trembler les filets messins (63ème). L’assistance vidéo à l’arbitrage qui fonctionne à l’avantage du FC Metz, en voilà une avancée en L1. Il était temps ! Bien conscient que son équipe a encore un coup à jouer, Vincent Hognon va de suite réagir en effectuant les bons changements au bon moment et cela va payer. A la suite d’une action collective de toute beauté, Centonze déposait son vis-à-vis dans son couloir droit et adressait une merveille de galette pour la tête de Diallo pour ce qui aurait pu figurer comme la copie conforme du but messin à Reims. Raté. Le gardien montpelliérain s’étendait alors de tout son long pour repousser le cuir mais Diallo parvenait tout de même à servir en retrait Boulaya qui ne manqua pas de crucifier les locaux à bout portant (1-1, 80ème). Une égalisation au forceps -mais aussi au mérite- somme toute assez logique, tant la domination grenat aura été intense.

 

Et le FC Metz de poursuivre une série prometteuse de désormais 6 matchs sans défaite (NDLR : 3 succès et 3 nuls) que la réception de Bordeaux dès samedi pourrait même appuyer encore un peu plus. Histoire de basculer enfin dans le ventre mou du championnat, qui sait ?

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Hognon (8) : il n’a pas hésité à se calquer sur le système de jeu montpelliérain en concoctant un 5-3-2 inhabituel qui s’est révélé judicieux sur le plan tactique ; il a aussi lancé Angban et Boulaya au bon moment dans la partie.
Pajot (7) : pour changer, le joueur prêté par Angers se retrouve dans les tops et c’est logique, tant il a régné une nouvelle fois au cœur du jeu.
Centonze (7) : dans un rôle de piston droit, il a tout simplement été bluffant de puissance et de sérénité dans son jeu ; l’un de ses deux jolis centres a fait la différence pour son équipe.
Niane (6) : il aurait certainement eu un point de plus si Diallo avait converti le pénalty que le jeune sénégalais a obtenu en début de rencontre ; du reste, on a retrouvé un Niane tranchant dans ses prises de balle, disponible et capable de fulgurances dont il a le secret.

Les flops :

Aucun.

 

M.D

P