[Après-match : Nîmes Olympique – FC Metz] Le quatre à la suite

Aux Costières, les Messins ont partagé les points avec la lanterne rouge Nîmes (1-1) et ainsi enchaîné un quatrième match nul de rang en L1 qui n’arrange personne…

 

L’analyse

 

Depuis quelques semaines, les Grenats ont cette fâcheuse habitude de faire dans le social quand le week-end se profile (Montpellier, Lille, Reims et Nîmes hier soir ont été les protagonistes de cette œuvre charitable). Dans une période où il fait bon de partager avec sa famille, ses collègues, ses proches, c’est toujours intéressant d’évoluer dans cette optique d’arrangement mutuel. En être coutumier du fait, cela peut devenir gênant, cela dit. Au moins, Metz a appris à ne plus perdre tout seul dans son coin, ce qui est déjà un bon point (sans mauvais jeu de mot). Mais voilà, il n’y a désormais guère plus de temps à perdre. Noël et la trêve hivernale approchant à grands pas, il serait peut-être temps d’enclencher la vitesse supérieure et d’aller chercher ce petit brin de supplément d’âme nécessaire pour la quête ultime d’une victoire salvatrice. Ces trois points qui pourraient tellement tout changer dans la perspective de la suite de la saison…

Pour en arriver là, ce FC Metz tel qu’on le connaît, c’est-à-dire avec ses défauts (surtout) et ses qualités (il y en a aussi, soyez rassurés !), gagnerait à se montrer plus tranchant et réaliste dans les moments forts parce que c’est là le plus grand des maux qu’il a pu être diagnostiqué ces derniers temps. Souvenez-vous déjà, lors de la réception de Montpellier, à quel point les Grenats avaient pêché dans le dernier geste et omis de tuer le score, avant d’être rejoints en fin de partie sur deux coups de massue. Plus antérieurement encore, l’accueil des Toulousains avait accouché d’un scénario assez similaire en fin de compte, avec des Messins naïfs qui n’avaient guère su faire fructifier que d’un seul but au tableau d’affichage une première période copieusement dominée.

Hier soir aux Costières, c’est une nouvelle fois ce manque d’efficacité chronique dans l’avant et le dernier geste qui a plombé l’équipe de Vincent Hognon, pourtant bien ancrée dans son système des plus classiques en 4-3-3, marqué par le retour du valeureux capitaine Cohade dans l’entrejeu. Un vrai gâchis, d’autant plus que les Nîmois ont été à la rue pendant près de 60 minutes, incapables de ressortir proprement du fait de la densité physique émise par Fofana et cie au milieu de terrain. Malheureusement, on a une fois de plus eu à faire à un FC Metz aux deux visages. Celui du premier acte, conquérant, entreprenant, capable de faire mal à son adversaire comme sur l’ouverture du score de Diallo qui a parfaitement coupé au premier poteau une galette du revenant Udol (0-1, 31ème). Et celui de la seconde période, clairement moins emballant à différents points de vue…

En dépit d’une première période parfaitement maîtrisée dans son ensemble, les Grenats n’avaient qu’un seul but d’avance à la pause. Alors que la deuxième mi-temps ne dévoilait pas forcément plus de justesse côté gardois, les Graoullys se sont tout de même fait croquer à la première occasion lorsque Ripart -le seul joueur dangereux des locaux- s’est décidé de sonner la charge, bien aidé aussi par une double erreur grossière de Nguette puis Centonze, pour crucifier Oukidja à bout portant (1-1, 62ème). Sévèrement punis par des Crocodiles bien plus déterminés, les Lorrains ont donc encore laissé des plumes face à un adversaire direct pour la bataille du maintien et c’est d’autant plus décevant que les contre-attaques messines en fin de partie auraient dû avoir raison des Sudistes. Notamment ce dernier rush de la 96ème minute qui devrait rester encore longtemps en travers de la gorge de Maiga et de ses partenaires, à n’en pas douter…

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Udol (7) : pour sa deuxième titularisation de rang, le pur produit de la formation mosellane a été épatant d’énergie et d’efficacité ; costaud défensivement, il a aussi beaucoup apporté dans le couloir et délivré trois centres de qualité dont l’un a trouvé Diallo.
Cohade (7) : un retour salutaire qui a fait un bien fou à une équipe qui manquait cruellement de la bonne agressivité et de l’assurance technique dont fait preuve le capitaine lorrain dans l’entrejeu.
Diallo (6) : auteur de son 9ème but de la saison, l’avant-centre sénégalais est d’autant plus irremplaçable qu’il est le seul joueur de l’effectif grenat à avoir scoré à l’extérieur cette saison.
Traoré (6) : brillant dans l’animation offensive en 1ère période, on l’a moins vu en seconde période mais sa justesse technique et cette capacité à délivrer des passes qui font gagner du temps à ses partenaires s’avèrent indispensables à l’équipe.

Les flops :

Centonze (4) : après avoir subi un violent taquet en début de rencontre, l’ancien latéral d’Evian a eu du mal à trouver le second souffle pour tenir son couloir droit, notamment face au très virevoltant Ripart.
Nguette (4) : si l’on excepte sa frappe enroulée qui est passée de peu à côté juste avant la pause, l’ailier sénégalais a manqué de percussion et s’est souvent trompé dans ses choix.

 

M.D

P