[APRES-MATCH ]Un naufrage collectif

 

Après une entame catastrophique, Metz n’a jamais pu sortir la tête de l’eau face à des Angevins revigorés pour finalement s’incliner au stade Raymond Kopa (3-0) de façon nette et sans bavure …

 

L’analyse

 

Il aura donc fallu attendre la 3ème journée pour (re)goûter à l’amertume des soirées « sans », côté messin. Et pour cette première déconvenue de la saison, les supporters ont eu à subir de plein fouet un véritable non-match des partenaires de Renaud Cohade. Incapables de produire quoi que ce soit, ni même de récupérer un seul ballon en dehors de leurs derniers retranchements, les Grenat sont tout simplement passés à côté de leur sujet. En long et en large. Surclassés dans tous les compartiments du jeu, ils ne se sont créés qu’une seule occasion en 94 minutes au contraire d’Angevins infiniment plus véloces, combattifs et engagés dans ce qui aurait dû initialement constituer une réelle lutte d’influence entre deux équipes d’un calibre similaire. Du moins, sur le papier. Car lorsqu’après un peu plus de deux minutes de jeu, la physionomie tourne déjà au vinaigre, tout devient forcément plus compliqué…

 

Et pourtant, seul un excès de confiance démesuré pouvait laisser présager d’une telle déroute sous tous les points de la part des Grenat. Comment le justifier autrement ? Après avoir engrangé 4 points méritants sur ses deux premières sorties de la saison, le FC Metz s’est complètement relâché à Angers, laissant ainsi son adversaire le piétiner d’entrée de jeu. Pour l’occasion, Vincent Hognon avait décidé de faire activer la rotation dans un entrejeu pléthorique d’éléments : N’Doram suppléait ainsi Maiga, pourtant irréprochable depuis le début de saison. C’était peut-être là, la clé du match. En effet, le joueur prêté par l’AS Monaco n’a jamais été en mesure d’équilibrer un milieu de terrain sans cesse en retard sur son adversaire du jour. Déficitaire sur le plan tactico-physique, N’Doram n’a pas non plus été aidé -il faut le dire- par son capitaine Cohade, apparu essoufflé et en panne d’inspiration ; encore moins par Angban, en grande difficulté dans ses choix et dans son placement. Cela, ajouté au fait que l’autre recrue titulaire, -j’ai nommé Fabien Centonze- ne s’est toujours pas conformée aux exigences attendues par un latéral de L1. A partir de là, on comprend mieux comment les Grenat ont pu prendre le bouillon au cours d’une soirée au déroulé absolument dramatique.

 

Moins de 3 minutes auront suffi dans cette partie pour assister au naufrage des joueurs du président Serin. Alors que les Grenat n’avaient quasiment pas encore franchi la zone médiane, ils se retrouvaient déjà en grande difficulté lorsque, côté gauche, un dédoublement réussi entre Capelle et Ait-Nouri permettait au second nommé d’adresser une galette à El Melali, absolument seul au second poteau pour tromper la vigilance de Oukidja d’une tête imparable (1-0, 3ème). Les hostilités étaient bien lancées. Une entame de match qui sera à l’image de la rencontre, c’est-à-dire à sens unique. Le portier mosellan demeurera cependant déterminant devant Santamaria, dont la tête à bout portant suite à un corner de Mangani, aurait dû faire mouche sans un arrêt de qualité (13ème) et bénéficiera de la baraka lorsque Bahoken verra sa frappe heurter son poteau gauche, après un joli service de Pereira Lage (26ème). Les locaux parviendront tout de même à tuer le match avant la mi-temps, lorsque, sur une nouvelle action d’école, Capelle parviendra à servir Santamaria dont la frappe sèche avec effet surprendra cette fois-ci un Oukidja resté statique (2-0, 43ème). Le plus mauvais moment pour des Messins apathiques et sans résistance.

 

Alors qu’ils n’avaient strictement rien présenté durant un premier acte inconsistant, les Grenat démarrent bien mieux cette seconde période. Malheureusement, Diallo ne parviendra pas à tromper Butelle à la suite d’un déboulé côté gauche qui figurera comme l’unique et seul tir cadré lorrain de la partie, le gardien angevin se détendant alors de tout son long pour repousser la tentative du jeune buteur sénégalais (47ème). Quel dommage. La suite sera nettement moins intéressante à suivre. La dernière demi-heure sera vécue comme une véritable marche vers l’Enfer. La formation de Stéphane Moulin, bien désireuse d’enfoncer encore un peu plus le clou, se créera encore foultitude d’opportunités. Heureusement, Pereira Lage trouvera la barre (61ème), Ait-Nouri croisera d’un rien de trop sa frappe (62ème) et Ninga frôlera le montant en fin de partie (90ème+2). Entre temps, Metz encaissera un troisième pion par Alioui, bien servi par l’inusable Capelle au milieu d’une armée de Grenat, impuissants (3-0, 67ème) et spectateurs d’une noyade collective qu’ils auront provoquée par leur attitude lamentable et indigne d’une équipe professionnelle.

 

Que retenir donc ? Metz n’est sans doute pas encore tout à fait rôdé. Le recrutement est encore loin de porter ses fruits (N’Doram, Centonze, Ambrose). Une prestation XXL de médiocrité, qu’il ne faudra guère reproduire -encore moins face à de tels concurrents- afin de pouvoir mener à bien l’objectif du club : à savoir le maintien et non pas le top 10 comme on a pu le lire sur les réseaux sociaux et sur le forum. Mesdames et messieurs, prière de garder les pieds sur terre, s’il vous plaît.

 

Les notes des joueurs

 

Les semi-tops :

Diallo fc metz

 

Diallo (5) : le seul à réellement surnager dans cette partie ; outre son rôle de
pivot exécuté correctement, on retiendra ce joli débordement en première période ainsi que son occasion à bout portant devant Butelle qui auraient pu faire la différence.

 

 

Les flops :

n'doram fc Metz

 

N’Doram (2) : complètement dépassé physiquement à chaque percée angevine axiale, le joueur prêté par l’ASM aura pris l’eau de toutes parts ; incapable de compenser ni de soulager sa défense, il ne pouvait quasiment pas faire pire dans ce rôle de sentinelle habituellement conféré à Maiga…

 

 

 

Centonze fc Metz

 

Centonze (2) : une soirée à oublier pour le néo latéral droit grenat ; sa responsabilité est plus ou moins engagée sur les trois buts, ça fait beaucoup…

 

 

 

Angban fc Metz

 

Angban (3) : à l’instar de N’Doram -et de Cohade dans une moindre mesure-, le milieu ivoirien n’a pas eu le rendement escompté à la récupération, encore moins dans la projection offensive, en témoigne ce nombre incalculable de ballons perdus dans l’entrejeu.

 

 

 

n'guette fc Metz
Niane fc Metz

 

Nguette/Niane (3) : zéro impact offensif, zéro percussion, zéro danger provoqué ; au moins, les deux ailiers auront eu le bon goût d’effectuer les replacements défensifs…

 

 

Les statistiques

 

M.D

P