[Après-match : Stade Brestois – FC Metz] Ridicules…

Fragiles défensivement et incapables de marquer un but, les Grenats se sont une nouvelle fois sabordés tout seul à Francis-Le-Blé (2-0) face à une équipe de Brest qui s’est contentée d’attendre dans son camp…

 

L’analyse

 

Ce dimanche soir, sur les coups de 22h45, il y a fort à parier que le FC Metz se retrouvera lanterne rouge du championnat. En effet, seule une victoire de l’OL dans le derby le plus bouillonnant de France pourrait permettre aux hommes de Vincent Hognon de maintenir la triste formation stéphanoise derrière eux Pour combien de temps ? Au rythme où vont les Grenats, qui n’en finissent plus de déchanter et de se désolidariser dans les deux zones de vérité, il y a de quoi dramatiser. Alors, certes, l’entraîneur lorrain dresse un constat lucide : « encore une fois, dans les deux surfaces de réparation, c’est très très insuffisant ». Mais sans pour autant se montrer rassurant quant à la recherche de solutions pour y remédier, une bonne fois pour toute. Bien au contraire, la maison grenat n’en finit plus de prendre feu, en témoigne ce scénario terrible de la première période ou les locaux sont entrés deux fois dans la surface de réparation pour scorer à chaque fois, et ce, alors que Metz avait nettement pris le dessus sur son homologue du soir…

 

Comme à l’accoutumée, le souci est que ces Grenats sont trop légers dans tous les compartiments. Aussi bien dans l’abnégation et l’impact physique que dans la capacité à combiner offensivement et à finir les actions. Tout le contraire des Bretons qui, bien que franchement peu reluisants, n’ont eu qu’à sortir deux fois de leur camp pour crucifier de naïfs joueurs messins qui continuent d’oeuvrer à contre-sens. Un schéma qui se répète, semaine après semaine, sans que personne ne soit en mesure de taper du poing sur la table. En interne, on va finir par se demander si d’aucuns ont conscience que le mal est profondément ancré dans les têtes et qu’il sera bientôt trop tard pour réagir. Souvenez-vous deux ans plus tôt lorsque le président Serin avait eu besoin de 5 mois pour (enfin) prendre la décision de débarquer Philippe Hinschberger de son poste d’entraîneur numéro 1… derrière, cela devient forcément compliqué d’emboîter le pas pour enclencher une nouvelle dynamique.

 

C’est pourtant une destinée tragique similaire qui attend le club à la Croix de Lorraine si rien ni personne ne prend la responsabilité de changer quoi que ce soit, à court ou moyen terme. Des actions correctives vont toutefois devoir être envisagées. Le FC Metz s’est vautré dans les grandes largeurs dans le cadre de son mercato estival et s’est trompé dans le choix -pourtant stratégique- du coach pour mener la barque dans le cadre de ce périple ardu. Saison après saison, la direction de ce club ne cesse de reproduire ces mêmes erreurs d’ordre stratégique -il faut insister avec ce terme- que force est de constater qu’il doit bien y avoir un hic au sein de la gouvernance grenat. Encore faudrait-il que l’état major du club se penche sur ce problème épineux et daigne se remettre en question. Qu’il assume également ses choix hasardeux ne serait pas de trop. Pas l’habitude de la maison, malheureusement. On tient sûrement là le plus grand de tous les maux grenats, finalement : cet éternel déni de remise en cause dans sa forme la plus obscène.

 

C’est ainsi qu’on se retrouve avec un FC Metz moribond, larmoyant, qui veut bien faire mais qui manque cruellement de ressources, traînant alors son spleen sur les terrains de L1, avec un groupe majoritairement composé de jeunes joueurs dont l’inexpérience est rédhibitoire à ce niveau. Accompagnée -c’est le mot- par un homme dont l’unique fait d’arme est d’avoir été un fidèle homme de main et adjoint depuis sa reconversion, on comprend mieux pourquoi cette équipe n’avance pas. L’ami Vincent Hognon, aussi sympathique et volontaire qu’il est de par sa personnalité, n’a intrinsèquement pas le profil pour encadrer et faire grandir une équipe de L1. Avant de parler de l’aspect tactique, il faut se mettre à l’évidence qu’à la fois le charisme, la force de conviction et la capacité à entraîner les autres autour d’une philosophie commune lui font défaut, malheureusement. On a coutume de dire qu’une équipes est (souvent) à l’image de son entraîneur, ce qui n’est pas très flatteur en l’occurrence pour le natif de Nancy que l’on voit bien souvent demeurer apathatique sur son banc de touche lorsque les évènements tournent à la la dramaturgie. Aie, ça pique. Il est urgent d’attendre, après tout.

 

Les notes des joueurs

 

Les semi-tops :

Diallo (5) : le seul à réellement surnager dans cet océan de médiocrité et de passivité collective ; sa lourde frappe en fin de match aurait mérité meilleur sort que le poteau de Leon, le pauvre ne peut pas tout faire tout seul…

Les flops :

Delaine/Centonze/Fofana (3) : comme souvent, les latéraux grenat ont été dépassés sur le plan défensif, en témoigne l’ouverture du score brestoise ou Centonze est pris dans son dos tandis que Delaine lâche le marquage de Faussurier. S’agissant du second but, c’est Fofana qui évite inexplicablement le duel avec Castelletto… Des manquements impardonnables à ce niveau.

 

M.D

P