FC Metz : Bernard Serin, constat d’un échec sportif !

Depuis l’arrivée de l’homme d’affaires, le club mosellan a bénéficié d’une stabilité économique et de progrès considérables au niveau des infrastructures. Cependant, sur le plan sportif, la situation est désastreuse.

Habitué à jouer régulièrement dans l’élite du football français à remporter des coupes nationales et à participer à quelques tours de Coupe d’Europe sous la présidence de Carlo Molinari, le FC Metz est sportivement aujourd’hui l’ombre de lui-même. Incapable de se pérenniser en Ligue 1 sous le règne de Bernard Serin (7 saisons en 15 ans), le club mosellan effectue des aller-retours entre la L1 et la L2 depuis la prise de fonction de ce dernier. Malgré des changements fréquents d’entraîneurs, de recruteurs et de conseillers présidentiels, le PDG de John Cockerill n’a pas réussi à assurer une stabilité sportive, nécessaire pour exister et perdurer en Ligue 1.

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Bernard Serin avait initialement pointé du doigt des infrastructures vieillissantes comme obstacle au succès du club. Afin de les améliorer, il a favorisé la situation financière et il a sacrifié le domaine sportif en rénovant le centre d’entraînement, les vestiaires et le Stade Saint-Symphorien. 

Cependant, ces efforts n’ont pas suffi à attirer des joueurs de qualité, comme en témoigne le nombre de refus lors du dernier mercato hivernal. L’instabilité chronique des performances du FC Metz a dissuadé des recrues de renom lors des derniers mercatos, attirant plutôt des joueurs moins convoités dont personne ne voulait, hormis Pierre Dréossi.

Le natif du Pouget dans l’Hérault, a toujours affirmé dans la presse avoir le dernier mot sur le recrutement, le choix de l’entraîneur et les transferts. Les supporters messins tiennent donc leur président comme principal responsable des échecs sportifs, comme ce fut le cas vendredi soir après la défaite face à Lyon, la neuvième en dix rencontres du championnat.

La situation semble paradoxale, car dans d’autres écuries françaises ou d’autres ligues européennes, un entraîneur aurait probablement été limogé après une série de résultats aussi décevants. Cependant, à Metz, la culture de l’échec semble être tolérée, elle est même récompensée par un maintien en poste. À croire que Bernard Serin préfère évoluer dans l’antichambre du football français plutôt que dans son Élite, si c’est le cas, son vœu pourrait être prochainement exaucé.

M.M.

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Crédits photos : Icon Sport, FC Metz

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