FC Metz : Bernard Serin : « Vendre beaucoup à des montants très élevés pour avoir les moyens de recruter »

Dans les colonnes du Républicain Lorrain, le président du FC Metz analyse la situation économique du club en abordant la période de mercato.
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Dans un peu moins d’une semaine, le mercato hivernal clôturera ses portes. Pour l’instant, le FC Metz n’a donné fin qu’à la signature de Georges Mikautadze, qui devrait compenser en grande partie les manques offensives du début de saison. « C’était une opportunité qu’il ne fallait pas manquer. On savait qu’il ne pouvait signer qu’à Metz puisque le règlement interdit à un joueur d’évoluer dans trois clubs différents lors d’une même saison. Les conditions financières de ce prêt sont certes importantes, mais il fallait le faire ! », confirme Bernard Serin au Républicain Lorrain.

Néanmoins, Laszlo Bölöni avait prévenu avant le match contre Toulouse (0-1) que « les solutions ne viendraient pas d’un seul joueur ». Les dirigeants messins le savent bien. A la recherche d’un milieu créateur capable « d’alimenter les attaquants », Bernard Serin dit travailler sur le sujet : « On continue de chercher ce milieu de terrain offensif : on a deux ou trois pistes. C’est encore trop tôt pour en parler et je ne vous donnerai pas de noms. Mais ça nous paraît un élément très important. »

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Un nouveau renfort dans l’effectif grenat serait donc d’actualité, mais plutôt sous forme de prêt, avec si possible une option d’achat. Un paramètre que le président affirme apprécier tout particulièrement. 

Dans l’incapacité de verser des sommes faramineuses pour le transfert de joueurs talentueux, il explique sa vision des choses : « Lorsque vous recrutez un joueur à trois millions, vous entrez dans une zone à risques. Un risque, notamment, sur le salaire que vous allez verser pendant plusieurs années. Et si vous vous êtes trompé, c’est catastrophique. Donc, le prêt avec option d’achat – non obligatoire – pendant six mois est une option bien plus sûre, moins hasardeuse. Cela vous permet de vous faire une meilleure idée de l’individu, de son comportement, de sa mentalité, de son travail, de son sérieux et de ses performances sur le terrain. »

Pourtant, chaque année ou presque, le FC Metz tire profit de ses cracks pourrait-on dire, avec des transferts tels que celui de Pape Matar Sarr (16M) ou de Boubacar Traoré (11M). Ces montants ne sont pas encore suffisants selon Bernard Serin, qui prend d’autres clubs de Ligue 1, à titre de comparaison : « Pour avoir les moyens de recruter, il faut que, nous-mêmes, nous puissions vendre beaucoup. Pour des montants très élevés. C’est ce qui s’est passé pour certains clubs qui ont eu des moyens grâce à de grosses ventes, comme l’ont fait Reims et Lorient avec Hugo Ekitiké et Terem Moffi qui ont été vendus pour 30 millions d’euros. […] Nous, les transferts de ces trois-quatre dernières années nous ont permis d’équilibrer les comptes. Et on est déjà soulagé d’avoir chaque année de quoi passer à la DNCG sans soucis. Ça ne nous donne pas encore une marge supplémentaire afin de pouvoir recruter. »

Vendre nos joueurs les plus brillants, et recruter intelligemment. Là est toute la stratégie du board grenat de ces dernières années, afin de « dégager cette marge suffisante pour recruter des joueurs intéressants pour le club », qui permettront peut-être au FC Metz de s’éterniser (enfin) dans l’élite du football français.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site du Républicain Lorrain.

A.M.

www.socios-fcmetz.com

Crédit photos : Icon Sport

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