FC Metz : Danley Jean-Jacques rate son avion, ses souvenirs au RC Lens, Raphaël Varane… László Bölöni raconte !

A deux jours du déplacement à Lens, l’entraineur messin s’est présenté devant les journalistes lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match.

Sans surprise, l’infirmerie du FC Metz est toujours composée d’Ismaël Traoré, Maxime Colin et de Benjamin Tetteh, pour qui un retour est espéré « d’ici la semaine prochaine ». Seulement, au terme de cette courte trêve internationale, un autre souci semble agacer Laszlo Bölöni :

« Pour les internationaux, ils rentrent tout doucement. Pour l’instant je ne les ai pas tous vu. Danley Jean-Jacques est quelque part, ne me demandez pas où, je trouve ça anormal. Dans un aéroport, un avion ou dans un train, moi je ne sais pas. La dernière chose que j’ai entendu, c’est qu’il a raté un vol. Je ne sais pas si c’est vrai. » dit-il, avant de continuer : « Je ne crois pas que je peux créer des solutions miracles. On travaille avec le groupe qui reste dans nos mains. On a fixé des entrainements physiques, mais c’était compliqué. Je sais que c’était qu’avec 50% de mon effectif. Les deux matchs que nous avons faits ont servi pour rester dans l’activité. »

Ces matchs amicaux face au FC Bâle (1-1) et Dudelange (1-4) ont permis au coach ainsi qu’aux supporters d’évaluer plus en détail les nouvelles recrues. Et notamment, Simon Elisor (3 buts) et Oscar Estupinan (2 buts) qui ont donné satisfaction. Pourtant ce n’était pas gagné pour coach Bölöni, qui pourrait finalement revoir ses plans à l’avenir :

« Je crois que les deux ont gagné des points. Je n’oserai pas dire que les toutes premières impressions ont été enthousiasmantes. Mais depuis, on commence à parler, à se connaître, et comprendre ce que demande la première division. Oscar et Simon ont donné des réponses positives. C’est vrai qu’il y aussi Tetteh derrière eux. Qui va arriver premier dans ce concours des trois ? Ou est-ce qu’ils vont m’obliger à changer mon système et à m’adapter ? Ça je peux me l’imaginer. »

Profitant du groupe quelque peu élargi, c’est un jeune du centre de formation qui s’est fait remarquer lors de ces deux oppositions. Au poste de latéral droit, Cléo Mélières a montré de belles promesses et l’entraineur grenat en est évidemment ravi :

« Ces jeunes joueurs amènent l’unité commune de la politique sportive du FC Metz. Quand je suis arrivé, on m’a parlé de racines. Ces racines, c’est N’Duquidi, Lô, Mirbach, Mélières, … On espère que certaines de ces racines vont amener encore plus d’identité dans notre club. »

Ce samedi soir, le technicien de 70 ans retrouve le Stade Bollaert et ses supporters, qu’il a connu lors de son passage express sur le banc des Sang et Or. En une demi-saison (2011), Laszlo Bölöni a fortement été critiqué, échouant dans sa mission maintien. L’heure pour lui de se remémorer ce « triste souvenir » :  

« Il fallait essayer le miracle mais il n’a pas marché. Le club était dans une autre situation, avec un autre effectif. Je ne peux pas dire qu’il a été bon, ni mauvais. C’est un triste souvenir parce que le public méritait beaucoup, et la direction aussi. »

Malgré cela, il a tout de même pu côtoyer le futur capitaine et international français Raphaël Varane, qu’il a pu former et avec qui, il garde de très bons contacts :

« Varane, c’est une bonne rencontre. Quand il était jeune, je forçais pour qu’il joue milieu de terrain parce qu’après, je savais que cela allait être plus facile pour jouer stoppeur. A l’époque, je disais que Raphaël allait être le même défenseur que ce que Ronaldo était en attaque. Je crois que je me suis trompé un petit peu, mais pas beaucoup. »

Avant-dernier du championnat de Ligue 1 avec un point, le RC Lens cherchera à se relancer face au promu messin. Une « bête blessée » semble être le bon terme pour décrire le prochaine adversaire des Grenats selon le coach, pas plus inquiet qu’à l’accoutumée :

« Une bête blessée ? Oui, exactement. Mais je n’ai pas plus de craintes contre Lens que contre Clermont. Lens reste une très bonne équipe, qui joue avec 13-14 personnes, un peu comme nous de temps en temps… » ricane-t-il. « Les deux publics sont merveilleux. [..] On va souffrir, c’est sûr ! Nous on va souffrir tous les matchs ! Si nous on ne souffre pas, alors c’est fiasco. A Rennes, on n’a pas souffert beaucoup, c’était très rapide. »

Les Lensois débutent la Ligue des Champions dans une dizaine de jours. Même s’il ne pense pas que cela aura un impact sur la rencontre, Bölöni en rigole :

« La Champions League ? Bien sûr que tu penses à ça ! Moi aussi, j’aimerais avoir ce problème (rires) ».

A.M.  

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Crédit photos : Icon Sport

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