FC Metz : Laszlo Bölöni est-il intolérant aux changements ?

Face à Lens, l’entraineur messin a poussé ses joueurs dans leur retranchement, tardant à effectuer ses changements. Bonne ou mauvaise décision ?

Bien que dominé par des Lensois mal inspirés, le FC Metz a arraché la victoire (2-1) lors de cette 29ème journée de Ligue 1, défendant d’arrache-pied durant toute la seconde période. Valeureux, les hommes de Laszlo Bölöni n’ont pas démérité, car ils ont livré toutes leurs forces dans la bataille jusqu’à n’en plus pouvoir. Les supporters grenat ont pu s’en rendre compte à Saint-Symphorien, voyant plusieurs de leurs joueurs les mains sur les genoux, tombés d’épuisements, ou se plaindre de crampes. Certains même revenaient à peine de blessure, comme Maxime Colin ou Kévin N’Doram.

Mais alors, pourquoi Laszlo Bölöni n’a-t-il pas voulu réaliser ses changements plus tôt ? Ce n’est qu’à la 83ème minute qu’Aboubacar Lô rentrait à la place d’Ismaël Traoré, qui a lui-même demandé son changement. Deux transactions, enfin, auront tout de même lieu dans les ultimes instants : Fali Candé remplaçait Kévin N’Doram (87ème) et Lamine Camara relayait Danley Jean Jacques, out après un sprint de plus de 50 mètres. (90+2ème)

De son côté, Franck Haise avait effectué un quadruple changement à la 60ème minute, puis un dernier à la 71ème, amenant ainsi du sang-neuf face à de tremblants Messins.

Pourtant, ce n’était pas le banc qui manquait aux Grenats. Fali Candé, Lamine Camara, Didier Lamkel Zé, Cheikh Sabaly, ou encore Ablie Jallow, des joueurs habitués à jouer, attendaient patiemment leur tour. Sous les agacements des supporters, qui s’imaginaient une égalisation lensoise dans les derniers instants de la rencontre, Laszlo Bölöni aurait bien pu faire une erreur dramatique.

Heureusement pour lui, le score final lui donne raison. Et il peut « savourer ».

A.M.  

Crédit photo : Icon Sport

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