[Revue de presse 10 ème journée L1] FC Metz – OGC Nice

Républicain Lorrain

Metz est sans défense

Puni de sa naïveté, le FC Metz a concédé une nouvelle défaite à domicile (2-4), la troisième de suite, alors qu’il avait réussi le plus dur : revenir à hauteur de Nice, leader aussi impitoyable qu’indiscutable. Après être revenus deux fois au score, les Grenats se sont emballés. Un peu trop : ils auraient dû avant tout songer à défendre ce point…

Cohade et ses coéquipiers ont poussé Nice dans ses retranchements... et n'en ont pas profité Photo afp
Cohade et ses coéquipiers ont poussé Nice dans ses retranchements… et n’en ont pas profité Photo afp

L’action aurait dû avoir valeur d’avertissement : une passe inspirée de Seri dans la profondeur, Pléa au duel avec Didillon et le gardien messin qui sort la parade du match (82e ). Les Grenats, chauffés à bloc, étaient alors en train de pousser le leader dans ses retranchements, mais ils n’ont pas compris l’alerte.

Deux minutes plus tard, Belhanda transperçait à son tour la défense pour lancer Pléa vers un triplé (2-3, 84e ) et conforter la première place de cet OGC Nice impressionnant. La promenade des Aiglons est décidément totale dans ce championnat. Qu’ils survolent avec 26 points en dix journées, ce qui rappelle vaguement quelqu’un. Le PSG, l’an dernier, accusait le même total au même moment…

Le FC Metz accuse plutôt le coup de son côté. Il peut. Car il a eu à la fois le bon goût et le tort de s’enflammer dans ce match enlevé et passionnant. Il faut en effet lui donner le crédit d’avoir comblé deux passifs face à Nice, par une première égalisation de Mandjeck, à la réception d’un tir d’Erding repoussé par Cardinale (1-1, 25e ), puis une seconde de Diallo, le buteur express. Un seul ballon dévié par la tête d’Erding et 21 secondes lui ont suffi pour faire mouche (2-2, 69e ).

Danse sans les stars

Jusqu’ici, donc, tout allait mieux. Metz était revenu dans le coup mais il s’est enhardi jusqu’au suicide. Alors qu’ils auraient dû défendre un point acquis aux prix d’admirables efforts, les Grenats ont poursuivi cette idée saugrenue de renverser une équipe invaincue, sans verrouiller leurs arrières. Alors Pléa a frappé. Et Cyprien a ajouté une dernière couche dans le temps additionnel, sur un contre assassin (2-4, 90e +3).

Metz est sans défense pour le coup et cette sentence peut s’entendre dans tous les sens. Au péché de gourmandise se sont ajoutées les erreurs d’une arrière-garde trop tendre. Sur le premier but niçois, Milan a été pris de vitesse (12e ). Rivierez a provoqué le second en déséquilibrant Belhanda dans la surface (37e ). Et toute la défense s’est arrêtée, vivant sur l’espoir d’un hors-jeu imaginaire, quand Pléa a signé son coup du chapeau (84e ). Le gaspillage était consommé.

Metz a finalement témoigné tant de candeur après avoir intelligemment cultivé son jardin. Devant cet adversaire technique et rodé, les coéquipiers de Jouffre avaient su présenter un bloc cohérent, resserrer les lignes dans une organisation cohérente et semer la pagaille en contre, grâce aux fulgurances de Sarr et Nguette. Sans un sauvetage de Seri sur la ligne, Erding déposait même une tête au fond des filets niçois (43e ). À l’évidence, l’espoir d’un autre résultat était permis. Constat qui vaudra aussi pour cette mine de Cyprien expédiée sur la barre de Didillon (14e ).

Au lieu de célébrer un point, Metz pleure donc une nouvelle défaite et quatorze buts encaissés sur les trois derniers matches à domicile. Ou la preuve qu’il n’est vraiment pas nécessaire de venir avec une star à Saint-Symphorien pour faire le plein. Car l’OGC Nice a réussi à s’y imposer sans Balotelli, comme Monaco sans Falcao et Bordeaux sans Menez l’avaient fait avant lui.

Christian JOUGLEUX.

Nice-Matin

 

Les Aiglons s’imposent à Metz dans un match à rebondissements (2-4)

L'OGC Nice reste la seule équipe invaincue du championnat. AFP
L’OGC Nice reste la seule équipe invaincue du championnat. AFP

Les joueurs de Lucien Favre ont gagné à Metz ce dimanche pour le compte de la 10e journée de Ligue 1. Ils restent leaders du championnat.
L’OGC Nice a enregistré une huitième victoire en 10 matches de championnat en l’emportant 2-4 à Metz. Les Aiglons, invaincus cette saison en L1, peuvent remercier Plea auteur d’un triplé (12′, 38′ sp, 83′) et Cyprien (92′).

Les réalisations de Mandjeck (25′) et Diallo (69′) côté messin n’ont pas fait douter le leader de la L1.

Les déclarations des Niçois après la spectaculaire victoire à Metz

Les joueurs de l’OGC Nice se sont imposés au forceps contre les Messins ce dimanche. Une victoire qui permet aux Aiglons de rester en tête du championnat. Cyprien et Souquet savourent ce succès à l’extérieur.
Wylan Cyprien (milieu de Nice) : “Cette semaine, on avait déjà eu à coeur de se rattraper en Ligue Europa. Contre Metz, ce n’était pas facile non plus. On a dû mettre les bouchées doubles pour forcer la décision en fin de match. Mais ça y est, on s’est déjà projeté sur le match de Nantes. On garde les pieds sur terre. C’est une très belle semaine, mais on ne va pas commencer à s’enflammer. Leader ? Personne ne nous attendait à cette place, mais on se prend au jeu. On verra bien où ça nous mène.”

Arnaud Souquet (défenseur de Nice) : “C’est vraiment top ce que l’on réalise. On engrange beaucoup de confiance. C’est une semaine, et il faut répéter ce genre de prestation. On ne se projette pas plus loin. On est premier, on veut le rester le plus longtemps possible car on est tous des compétiteurs. Mais on ne pense à rien d’autre. On prend beaucoup de plaisir. Plea ? Trois buts, c’est pas mal… On est super content pour lui. On l’a félicité dans le vestiaire. C’est dommage de ne pas avoir pu fêter cette belle victoire avec nos supporters.”

Luxemburger Wort

Ligue 1
Le FC Metz craque face à Nice

Renaud Cohade sèche Alassane Pléa. Metz a été pris de vitesse par Nice. Photo: Reuters
Renaud Cohade sèche Alassane Pléa. Metz a été pris de vitesse par Nice.Photo: Reuters

Le FC Metz est vaillant, attachant mais aussi très énervant. Face à Nice (2-4), les hommes de Philippe Hinschberger ont de nouveau affiché des lacunes défensives qui vont commencer à peser lourd sur son classement en Ligue 1.

Par Hervé Kuc

Le match et sa note. Le FC Metz continue à distribuer les offrandes et à vivre des périodes très difficiles sur sa superbe pelouse de Saint-Symphorien. Après Bordeaux (3-0) et Monaco (7-0), c’est Nice (4-2) qui est venu punir les partenaires de Milan. Quatorze buts: cela fait beaucoup trop!

Délaissé par l’axe Milan-Falette, le Niçois Pléa est venu ajuster Didillon (0-1, 12e) puis Cyprien (14e) a trouvé la barre du but du gardien grenat. Dépassés techniquement, les Messins ont eu le courage de revenir à hauteur de leurs adversaires par le pied rageur de Mandjeck (1-1, 25e) avant que le même Pléa ne transforme un penalty consécutif à une faute de Rivierez (1-2, 37e).

Si Diallo, à peine entré en jeu, a réussi à maintenir le bateau grenat à flot (2-2, 70e), l’embarcation messine va ensuite prendre l’eau: Pléa va profiter du laxisme de la paire Milan-Falette pour venir gagner son duel face à Didillon (2-3,84e) avant que Cyprien ne glace tout Saint-Symphorien (2-4, 90+2). Quatre buts encaissés, quatre avertissements récoltés: un dimanche noir pour une formation déséquilibrée.

La claque va laisser des traces. Un mauvais 8/20 pour un ensemble qui ne sait ni resserrer ses lignes ni conserver un résultat.

Les joueurs et leur note. Didillon (4,5) a été victime des mauvais placements de sa défense et Pléa en a profité pour lui inscrire trois buts. La défense messine a une nouvelle fois failli : Rivierez (4) a souffert à chaque fois que le Niçois Belhanda s’est présenté face à lui. Si le penalty sifflé à son encontre peut paraître sévère (37e), son intervention litigieuse en pleine surface a été, elle, bien réelle. Milan (4) et Falette (4) ont abandonné le marquage sur Pléa (12e) qui n’en demandait pas tant pour aller mystifier Didillon. Les deux défenseurs centraux messins, dont la qualité première n’est pas la vitesse, ont souvent écopé comme ils le pouvaient face à la justesse de Seri, Cyprien et Belhanda. Signorino (4) n’a réussi aucun de ses centres au cours des quarante-cinq premières minutes.

 

Opa Nguette est passé à côté de son match. Un peu léger pour ce genre de confrontations. Photo: AFP
Opa Nguette est passé à côté de son match. Un peu léger pour ce genre de confrontations.Photo: AFP(43e)

Au milieu, Mandjeck (5,5) a offert une superbe première période à ses couleurs et son but est venu couronner un premier acte réussi. Ensuite, il a baissé de rythme, a une nouvelle fois été averti (54e), n’a plus eu le même rayonnement et a laissé sa place à Diallo (69e). Jouffre (4,5) a effectué une reprise à la compétition avec des hauts et des bas: il a manqué logiquement de rythme. Cohade (5,5) a été très actif lors du premier acte puis a lâché l’affaire. Sarr (5) a tenté des incursions en soliste, pas toujours bien négociées. Nguette (3) a eu un mal fou à faire valoir ses belles qualités de jeu et il est finalement passé à côté de son match. En attaque, Erding (4,5) a délivré une jolie tête (43e) qui aurait mérité de finir dans les filets niçois si Seri n’était intervenu sur sa ligne. Il est trop seul et trop peu sollicité.

Le «fait» du match. L’entrée en jeu d’Habib Diallo (69e). Après seulement 23 secondes de présence sur le terrain, l’élégant attaquant grenat a permis au FC Metz de revenir à la hauteur de Nice (2-2). Un premier ballon gagnant pour un élément qui avait déjà affiché cette belle habitude en Ligue 2.

La pelouse messine. C’est la meilleure de France, à égalité avec celle du PSG, et la note qui lui est attribuée (19,1/20) n’est en rien exagérée. Problème: le FC Metz ne possède pas assez de qualités techniques et sa possession de balle est trop peu élevée pour en profiter. Face à l’OGC Nice, les hommes de Philippe Hinschberger ont fait afficher un tout petit 31% de possession du ballon après quinze minutes de jeu. Face à Bordeaux, Monaco et Nice, trois formations joueuses, cela ne pardonne pas.

Le Figaro

Pléa au top, la défense de Metz dans les flops - Panoramic
Pléa au top, la défense de Metz dans les flops – Panoramic

Par Teddy Vadeevaloo

Pléa a fait oublier Balotelli
En l’absence de Mario Balotelli, blessé, Alassane Pléa a pleinement assuré l’intérim. Pourtant, le joueur formé à Lyon avait la lourde tâche de remplacer l’Italien à Metz. Mais il s’est acquitté de sa tâche avec brio. Seul en pointe du 4-2-3-1 niçois, il a multiplié les bons appels dans la profondeur et a inscrit tout simplement un triplé. En jambes, il a même gâché d’autres opportunités.
Cyprien, au four et au moulin
Très actif dans l’entrejeu, Wylan Cyprien a ratissé bon nombre de ballons et a eu le souci de les relancer proprement. L’ancien Lensois a également fait parler la qualité de sa frappe de balle sur une tentative lointaine venue s’écraser sur la barre et un coup franc capté en deux temps par Didillon. Il a fini par clôturer la marque sur un tir croisé du droit.
Belhanda, le métronome
Positionné à gauche du milieu dans le 4-2-3-1 niçois, Younes Belhanda n’a pas perdu pour autant son influence sur le jeu de son équipe. Il a ainsi régulièrement libéré le couloir pour permettre à Ricardo Pereira de déborder derrière lui. Le plus souvent dans l’axe, il a distillé pas mal de bons ballons et a fini par adresser une passe décisive à Pléa.
Flops

La défense messine aux abois
Saint-Symphorien ne se régale pas vraiment ces derniers temps. On peut plaindre les supporters messins devant le spectacle proposé par le promu : 3 buts encaissés face à Bordeaux, 7 contre Monaco et, donc, 4 face à l’OGC Nice. La charnière Simon Falette-Guido Milan a ainsi souffert face à la vivacité des attaquants niçois. Les deux hommes se sont souvent mal aligné, ce qui a permis à Pléa de profiter des espaces laissés.
La jeunesse lorraine a ses limites
Philippe Hinschberger a voulu donner un coup de boost à son attaque en alignant sur les ailes Opa Nguette et Ismaila Sarr. Mais le jeu messin est devenu trop prévisible. N’opérant qu’en contres, les Grenats jouaient ainsi uniquement sur leurs jeunes ailiers, qui devaient ensuite prendre de vitesse les latéraux adverses. Un jeu stéréotypé qui n’a pas vraiment mis en difficulté la solide arrière-garde niçoise.

 

L’Equipe

Le leader Nice est irrésistible

Nice, leader de la L1, a pris les trois points à Metz (4-2). Plea a inscrit un triplé. Les deux passes décisives d’Erding n’ont pas été suffisantes pour les Lorrains..

Belhanda a été à l'origine de deux buts niçois à Metz. (L. Argueyrolles/L'Equipe)
Belhanda a été à l’origine de deux buts niçois à Metz. (L. Argueyrolles/L’Equipe)

Le match : 2-4
Privé de Balotelli, Baysse et Dalbert, les jambes lourdes suite à son déplacement de Ligue Europa à Salzbourg (1-0), Nice a pourtant pris les trois points à Metz, au terme d’un match agréable malgré la pluie (4-2). Leader toujours invaincu de la L1 après dix journées, le Gym a réalisé une première période tonitruante (12 tirs, 68% de possession, 93% de passes réussies), ponctuée d’un doublé de Plea (12e, 38e) et d’une transversale de Cyprien (14e).

Mais les Lorrains sont revenus deux fois au score, Mandjeck et Diallo ayant bénéficié du travail d’Erding pour battre un Cardinale fébrile (25e, 69e). Réorganisés en 4-2-3-1 à la place du 3-5-2 habituel, les Aiglons ont su gérer leur baisse de régime en deuxième période avant d’accélérer en fin de match. Plea (84e) et Cyprien (90e+2) ont donné la victoire aux hommes de Lucien Faivre. Les Niçois, qui possèdent la deuxième attaque de la L1 provisoirement, ont été impressionnants.
L’homme : Plea, le super remplaçant

Plea
Plea

Mario Balotelli est touché aux adducteurs et cela n’inquiète personne à Nice. Pourquoi ? Parce que l’OGCN possède avec Alassane Plea un remplaçant très performant. Les trois dernières fois qu’il a été titulaire, l’ancien Lyonnais a marqué cinq buts : un à Nancy, un à Salzbourg et donc trois ce dimanche soir à Metz. Contre les Lorrains, il a bénéficié de deux passes parfaites de Seri et Belhanda, et d’un penalty obtenu par le Marocain, pour donner les trois points à son équipe. Même l’Italien est impressionné…

L’Essentiel.lu

LIGUE 1 – 10E JOURNÉE
Le FC Metz s’incline à domicile face à Nice
Metz a craqué en fin de rencontre, dimanche, face à une équipe qui s’est comportée en patron, notamment grâce à un triplé de Plea, pour le compte de la 10e journée de L1.
Alassane Plea était très en forme, dimanche, sur la pelouse des Messins. (photo: AFP)
Alassane Plea était très en forme, dimanche, sur la pelouse des Messins. (photo: AFP)

Un triplé de Plea a permis à Nice, leader de Ligue 1, de s’imposer sur la pelouse de Metz (4-2) et de reprendre quatre points d’avance sur son dauphin, Monaco. L’attaquant de 23 ans a fait oublier l’absence de la star Mario Balotelli, blessé, en donnant l’avantage au Gym par trois fois (12, 38 s.p., 84). Il a d’abord battu Didillon de près sur une ouverture de Séri, puis sur penalty, avant de remporter un nouveau duel grâce à un caviar de Belhanda.

Mandjeck (25) et Diallo (69), buteur quelques secondes après son entrée en jeu, avaient momentanément redonné espoir au promu lorrain, tandis que Cyprien a alourdi le score dans le temps additionnel (90+2). Privés de trois joueurs majeurs (Baysse, Dalbert et Balotelli), les Azuréens se sont fait peur mais ont obtenu une victoire méritée sur la pelouse du stade Saint-Symphorien.

L’OGC Nice, qui réalise le meilleur début de saison de son histoire, a enregistré à Metz un cinquième succès consécutif en championnat et affiche des statistiques impressionnantes. Les joueurs de Lucien Favre, les seuls encore invaincus cette saison en L1, totalisent 26 points sur 30 possibles après dix journées. Metz, qui a concédé sa troisième défaite de suite, conserve sa 11e place avec 13 points et semble rentrer dans le rang après un début de saison prometteur.

Kevin Lejeune estime que le FC Metz doit se remettre en question: https://soundcloud.com/r-daction-lessentiel

Moselle Sport

FC Metz – OGC Nice : c’est cruel…

photos : F.Knaff / Moselle Sport
photos : F.Knaff / Moselle Sport

Invaincu avant le match contre le FC Metz, l’OGC Nice l’est resté après son passage à Saint-Symphorien. Si l’animation offensive a clairement penché du côté azuréen, la prestation des Grenats a été plutôt aboutie. D’où cette désagréable sensation de gâchis. Explications.
Comme en 2002-2003, Nice occupe le fauteuil de leader après 10 journées en Ligue 1. Un coïncidence qui n’est pas sans rappeler la situation du FC Metz en 1997-1998. Mais les comparaisons entre les deux équipes s’arrêtent là aujourd’hui. À 17 heures, 10 points séparaient les deux formations. Nice fort de 23 points toisait donc son adversaire du jour. Il est vrai que les Azuréens avec leur recrutement intelligent (Balotelli absent à Metz, Belhanda, Dante, Dalbert) n’ont pas perdu une seule fois en championnat depuis le début de la saison. La cohésion de l’équipe et la justesse technique qui caractérisent le groupe ont une nouvelle fois conduit les Niçois à sortir de Saint-Symphorien avec les trois points. Mais très clairement, la manière n’y était pas. En effet, dès l’entame, les Grenats ont su défendre crânement leurs chances. Cependant, Plea a tôt fait de remettre les pendules à l’heure (12e) : après une action combinée de Dante et Seri, Plea trompe Didillon d’une frappe croisée du gauche. 0-1 presque contre le cours du jeu. Les Messins ne s’en laissaient pas compter et au terme de deux corners (19e et 22e), Metz revenait à la marque par l’entremise de Mandjeck qui reprenait le tir d’Erding repoussé par Cardinale. Le rythme s’élevait encore d’un cran avec Belhanda qui réussissait à transpercer la défense messine jusqu’à obtenir un penalty généreusement accordé par François Letexier, le plus jeune arbitre officiant en Ligue 1 cette saison. Plea se chargeant de la transformer bien que Didillon parte du bon côté (1-2).

23 secondes, nouveau record pour Diallo
La seconde mi-temps démarrait quasiment de la même façon que la première. Si les premières alertes étaient messines (Nguette, 47e et Erdinç, 50e), l’intensité ne cessait pourtant de baisser jusqu’à l’heure de jeu où on commençait à s’ennuyer ferme. À la 65e, les choses s’accélèraient avec une faute côté messin (carton jaune pour un pied haut de Ismaiala Sarr sur Ricardo, 65e) tandis que Mandjeck restait au sol une deuxième fois après un duel aérien avec Plea. Philippe Hinschberger effectuait alors un changement et lançait Diallo. 23 secondes plus tard, Erding déviait en profondeur pour le nouvel entrant qui trompait Cardinale ! (2-2). Dès lors, Metz se montrait pressant et hargneux dans tous les compartiments du jeu. Cependant, Plea parfaitement lancé par Belhanda dans la profondeur, venait tromper une nouvelle fois Didillon (2-3) et en profitait pour revenir à seulement une longueur de Balotelli (4 réalisations contre 5 pour l’international italien). Les Messins prenaient alors un sérieux coup sur la tête et finissaient par céder, encore une fois, en toute fin de match (Cyprien, 90e +2). Dommage, mille fois dommage. Tant la copie des messins était propre. Avec une mention particulière pour le tandem Cohade-Jouffre, parfaits en chefs d’orchestre du jeu grenat et les belles prestations de Sarr, Diallo et Nguette. Les Niçois ont, certes, étaient offensivement au-dessus de leurs adversaires du jour mais n’ont pas été flamboyants. Mais ils ont su exploiter au mieux les carences défensives de l’arrière-garde et privilégié quasi exclusivement le même côté pour investir le camp adverse : Rivierez, souvent débordé, peut en témoigner. Enfin, mention très passable pour le jeune arbitre qui a distribué les cartons côté messin sans oublier l’attitude très moyenne de Cardinale avec les supporters messins… Metz est désormais 12e juste derrière l’OM auteur d’un bon match nul au Parc.

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