[Revue de presse,20 éme journée de L2] FC Metz – FC Sochaux-Montbéliard

Républicain Lorrain

Football : laborieux mais précieux pour le FC Metz

Auteurs d’une première période inquiétante et réduits à dix juste avant la pause, les Messins sont finalement parvenus à leur fin en s’imposant face à Sochaux (1-0). Mission accomplie. Dans la douleur.

Avec hargne et combativité, Yeni Ngbakoto et les Messins ont réussi à renouer avec la victoire, hier soir face à Sochaux. Photo Pascal BROCARD
Avec hargne et combativité, Yeni Ngbakoto et les Messins ont réussi à renouer avec la victoire, hier soir face à Sochaux. Photo Pascal BROCARD

Sur la vitrine messine trône, ce matin, une large banderole avec ce message : fin de série ! Grâce au premier but de Moustapha Kaboré sous le maillot grenat, le FC Metz a soldé ses comptes de 2015. Un succès étriqué qui met un terme à une funeste séquence de quatre défaites d’affilée, dont trois en championnat.

Philippe Hinschberger a donc réussi son baptême du feu à Saint-Symphorien. Pour autant, ce scénario, heureux, a mis du temps à se dessiner. À la pause, il était même proche de l’improbable. Parce que les Lorrains ont souffert face à l’engagement des hommes d’Albert Cartier. Parce qu’ils ont, aussi, multiplié les maladresses, incapables de garder un ballon qui semblait leur brûler les crampons.

Parce qu’enfin ils ont perdu José Luis Palomino, exclu juste avant la pause (42e ). Averti une première fois pour une faute sur Caceres, le défenseur argentin avait, dans la minute suivante, le tort de dire sa façon de penser à M. Gautier, qui le renvoyait prématurément aux vestiaires. Le symbole d’une formation messine peu sereine…

Mais paradoxalement, c’étaient bel et bien Yeni Ngbakoto qui s’offraient les meilleures situations, Thomas Didillon se contentant d’observer ce piètre spectacle tranquillement posté devant sa surface. Le revenant Kehli plaçait ainsi la première frappe de la rencontre (17e ) avant que Métanire, bien servi par Sassi, ne voie son centre-tir contré par un défenseur sochalien (21e ). Quant à Ngbakoto, il ne parvenait pas à redresser le (bon) centre de Gomes (33e ). Rien d’extraordinaire donc…

Contraints de se passer des services de Krivets, remplacé par Milan, dont c’était le grand retour, les Messins, pourtant à dix, abordaient la seconde période avec un peu plus d’agressivité et de détermination, à l’image de ce coup de tête rageur signé Kehli sur un coup franc de Ngbakoto (52e).

Coaching gagnant

Ils n’étaient, pour autant, pas à l’abri d’un contre doubiste et Guerbert plaçait ainsi une frappe puissante qui se perdait finalement dans les tribunes (57e ). Si les approximations, notamment dans les transmissions de ballon, étaient toujours au programme, l’envie comblait ces scories. En plus des entrées en jeu de Kaboré (58e ) et Sido (68e ). Un coaching gagnant !

Après une première tête signée Mandjeck qui flirtait avec le poteau de Camara (71e ) et une petite frayeur devant le but de Didillon face à Guerbert un poil trop court (72e ), Kaboré, de la tête, était à deux doigts d’ouvrir le score (75e ). Qu’importe. Dans la foulée, son compatriote, Sido – pour sa première apparition chez les pros cette saison – lui offrait sur un plateau le but de la délivrance ! D’un plat du pied, Kaboré libérait le peuple grenat (1-0, 76e ).

Dans le temps additionnel, le duo était à nouveau à l’œuvre et Sido, lancé par Kaboré, provoquait l’exclusion d’Onguéné (90e +1). Le coup franc qui suivait, signé Ngbakoto, passait de peu au-dessus (90e +4). Anecdotique. Le FC Metz renoue avec la victoire et se replace au pied du podium. Laborieux, mais… précieux !

Jean Sébastien Gallois

Football : Palomino (FC Metz), c’est ballot

Le défenseur argentin a abandonné les siens avant la pause, coupable d’une faute puis d’une contestation qui lui ont valu d’être expulsé en une minute. Les remplaçants, heureusement, ont fait la différence.

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Palomino-a-quitte-les-siens-avant-la-pause-hier-photo-pascal brocard

DIDILLON. Il a dû s’ennuyer hier car il n’a pas eu grand-chose à faire et c’est un doux euphémisme. Une sortie aux poings sur un tir de Fuchs (87e ) l’aura peut-être fait un peu suer avant la douche…

MÉTANIRE. Fidèle à lui-même, il a offert un concentré d’énergie bienvenu, de la combativité et quelques percées dans la surface avec une frappe détournée par la défense (21e ) et un centre contrarié par Camara (37e ).

RIVIEREZ. Sur un côté ou dans l’axe comme hier, il n’est définitivement pas académique dans ses interventions mais il n’a pas été souvent pris à défaut par les attaquants sochaliens. Du bon boulot, donc.

PALOMINO. Le défenseur argentin a pris date pour l’expulsion la plus évitable de l’année. Averti pour une faute sur Caceres (42e ), Palomino a eu la mauvaise inspiration de contester ce premier avertissement qui en a donc précédé un second (43e ), synonyme de renvoi au vestiaire. Le voilà déjà dispensé du voyage à Valenciennes lundi prochain.

GOMES. Il faut lui accorder le crédit d’un centre réussi dans une première période d’une pauvreté abyssale. Mais la tête de Ngbakoto n’a rien donné (33e ). Sa passe en profondeur pour Kaboré (70e) valait aussi une mention.

MANDJECK. Un bijou d’ouverture pour Gomes (33e ) mais un rendement alternatif à la récupération face à l’agressivité sochalienne. Mais il s’est battu, a failli marquer de la tête (71e ) et il a fait preuve de discipline.

SASSI. L’international tunisien est monté en volume après une première mi-temps sans aucun relief. Il s’est alors avéré moins tendre dans les duels et plus inspiré dans ses transmissions.

KEHLI. Auteur de la première frappe cadrée du match, captée par Camara (17e ), il a aussi sollicité le gardien en réceptionnant de la tête un coup franc de Ngbakoto (52e ). Sinon ? Des difficultés à animer une attaque en souffrance. Remplacé par Sido (69e ), passeur décisif (76e ) qui fait aussi expulser Onguene (90e +2). Facile Fadil !

KRIVETS. Victime collatérale de l’expulsion de Palomino, le revenant biélorusse n’a pas vu la deuxième période et n’avait pas vraiment pesé sur la première, faute de cohésion générale et de vitesse sur les contres. Remplacé par Milan (46e ), qui a fait preuve de solidité.

IKAUNIEKS. Un match globalement transparent pour le jeune Letton dont on retiendra seulement cet amour de déviation pour Métanire (17e ). Remplacé par Kaboré (58e ) pour muscler un secteur offensif discret. Choix payant : il marque du plat du pied, sur un service parfait de Sido (76e ), après une tête à côté du but (75e ).

NGBAKOTO. Titularisé en pointe, il a vérifié la solitude de l’avant-centre à Metz mais il a aussi défendu et s’est tout de même signalé par une tête à côté (33e ) et des coups de pied arrêtés intéressants. Comme ce coup franc pour la tête de Kehli (52e ) ou ce corner pour celle de Mandjeck (75e ).

Christian JOUGLEUX.

Football : les réactions après Metz-Sochaux

Philippe Hinschberger, entraîneur de Metz : « Au niveau du résultat, oui, c’est un baptême réussi. On a su faire preuve de solidarité en deuxième mi-temps, bien défendre et sortir le ballon comme il fallait. Ce qui n’efface pas la première période où j’ai vu une équipe tendue, techniquement fébrile. […] Mon coaching a payé mais ce sera pour les fois où les choix ne servent à rien. Je pense, de toute façon, que l’on gagne à seize, sans oublier les garçons restés en tribune. »

Albert Cartier, entraîneur de Sochaux : « Notre deuxième mi-temps est scandaleuse. Quand tu ne respectes pas le foot, il te punit. On a été puni. Je n’ai pas d’explication. Je ne comprends pas pourquoi les joueurs ont perdu leur agressivité, leur concentration. On avait pourtant dit qu’il fallait insister (comme en première mi-temps). C’est une leçon que nous devons retenir. […] Quant au FC Metz, ils ont montré qu’ils avaient complètement changé. J’ai vu du courage, de l’abnégation, de la volonté et une belle solidarité. Je félicite Philippe, le staff et tous les joueurs. »

Moustapha Kaboré, attaquant du FC Metz : « Je n’ai pas de mots. Marquer ce premier but me fait vraiment plaisir. Et c’est très précieux pour l’équipe parce qu’il fallait vraiment gagner. À la mi-temps, le coach nous avait dit qu’il ne fallait rien lâcher, qu’on avait les moyens de battre cette équipe. Je suis très content de cette victoire. »

Georges Mandjeck, milieu du FC Metz : « Cette victoire nous fait un grand bien, surtout en infériorité numérique. L’équipe a réussi un super travail, on a tous défendu comme des lions. C’était un match particulier contre un coach qui connaissait bien notre équipe mais nous sommes restés solidaires dans la dernière ligne droite. Cela fait deux semaines que l’on travaille bien. On sait qu’on doit retrouver le haut du tableau et le coach a su nous remobiliser. »

Yeni Ngbakoto, capitaine du FC Metz : « Le public a vu des joueurs qui se sont battus, qui ont mouillé le maillot et qui n’ont pas laissé l’adversaire s’approcher du but. Beaucoup de personnes pouvaient nous penser morts mais on est toujours là, même si ce n’est pas un match qui va tout changer. Maintenant, on a un déplacement difficile à Valenciennes à négocier. »

 Luxemburger Wort

Le FC Metz fait preuve de caractère pour battre Sochaux

Romain Métanire et les Grenats ont fait preuve de caractère pour écarter Sochaux Photo: Michel Dell'AIera
Romain Métanire et les Grenats ont fait preuve de caractère pour écarter Sochaux. Photo: Michel Dell’AIera

Philippe Hinschberger a parfaitement réussi ses débuts au FC Metz en distançant le Sochaux d’Albert Cartier (1-0). Pourtant, les Messins ont évolué en infériorité numérique tout au long de la seconde période mais Kaboré a profité d’un superbe mouvement pour faire plaisir à tout Saint-Symphorien (76e). Un succès qui va faire un bien fou aux coéquipiers de Ngbakoto.

Par Hervé Kuc

Le match et sa note. Le FC Metz a eu un mal à fou à entrer dans la partie face à de solides Sochaliens bien organisés et qui ont profité de la motivation contagieuse d’Albert Cartier, leur entraîneur. Une première période fébrile qui va être marquée par l’expulsion de Palomino (43e) coupable de propos malveillants en direction de l’arbitre de la rencontre. Une attitude malheureuse qui va pourtant galvaniser un onze grenat qui va trouver des forces morales fortes pour prendre un avantage sur un superbe mouvement initié par Ngbakoto et poursuivi par Sido dont la passe millimétrée va permettre à Kaboré de mystifier Camara le portier sochalien (1-0, 76e). Une réalisation méritée pour une équipe messine rageuse, soudée et qui, cinq minutes auparavant, aurait déjà pu trouver la faille si la tête de Mandjeck (70e) avait su trouver le cadre doubiste. Diablement solidaire, le onze de Hinschberger a affiché des valeurs morales que l’on désespérait de revoir à nouveau sur la pelouse de Saint-Symphorien. Un excellent 14/20 pour un succès acquis avec courage, obstination par certains garçons qui n’avaient plus leur place sous l’ère Riga. Rafraîchissant.

Les joueurs et leur note. Didillon (5,5/10) a eu très peu de travail à effectuer au cœur d’une défense très courageuse. Gomes (6) a été très actif même s’il a perdu quelques ballons trop facilement. Palomino a fauté et Milan (6) a pris le relais avec panache et solidité. Rivierez (5,5) a fait peur à beaucoup sur un dégagement dévissé (34e) avant de bien se reprendre par la suite. Métanire (6,5) a une nouvelle fois prouvé qu’il était le titulaire au poste de latéral droit. Au milieu, Sassi a fait un match plein (7) et a entrainé avec lui Mandjeck (6) qui s’est montré précieux dans les duels. Krivets (5) est sorti à la pause suite à l’expulsion de Palomino, Kehli (6) aurait pu inscrire un joli but sur une tête forte (51e) et a démontré des choses intéressantes: Sido est venu prendre le relais et il a offert le ballon de but à Kaboré. Ikaunieks (6) est pétri d’un football technique et son envie de bien faire a sauté aux yeux. En attaque, Ngbakoto (6,5) a surtout valu pas ses coups de pied arrêtés qui ont été un grand danger pour la défense sochalienne.

Le fait du match. L’expulsion de José Palomino (43e). Déçu et énervé d’avoir récolté un carton jaune sur une faute peu évidente sur Cacéres (41e), l’Argentin du FC Metz a eu, dans la foulée, la très mauvaise idée d’aller manifester son mécontentement verbalement à l’arbitre, Monsieur Gautier. Un comportement coupable qui a réduit le FC Metz à dix et obligé Philippe Hinschberger à remplacer Krivets par Milan (46e).

Bekamenga à Metz? Le staff technique messin est à la recherche d’un attaquant et pourrait avoir jeté son dévolu sur Christian Bekamenga (29 ans). Le joueur lensois n’est plus utilisé par son club actuel et pourrait rebondir du côté de Saint-Symphorien. Philippe Hinschberger connaît bien l’avant-centre artésien qu’il a eu sous sa coupe à Laval en 2013: Bekamenga a inscrit 22 buts en 55 matchs lors de son passage en Mayenne.

Le classement. Nancy (1er, 42 points) domine la Ligue 2, suivi de près par Dijon (38) puis du surprenant Clermont (34). Le FC Metz (33 points) revient à une unité de la troisième place et son déplacement à Valenciennes lors de la 21e journée (lundi 18 janvier à 20h30), pourrait lui permettre de confirmer sa nouvelle envie de vaincre.

L’Est Républicain

LE FC SOCHAUX FACE À METZ : PAS DE QUOI ÊTRE FIER !

Sochaux a de nouveau laissé filer un match à sa portée. Et malgré l’expulsion de Palomino scellée juste avant la pause, c’est Metz exemplaire de solidarité qui a refait surface et empoché la mise !

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Metz. On n’a pas d’appétit particulier à vouloir jouer les poils à gratter cathodique. Mais avec la concurrence féroce et frontale de la cérémonie de remise du ballon d’or dédiée à la méga star Léo Messi, on se demande à quel niveau d’audience a dû culminer ce Metz-Sochaux calé sur la niche d’Eurosport… 2.

Le résultat doit être minimaliste. Infinitésimal. Est-ce un tort ? Fallait-il avoir le nez creux et plutôt choisir l’immersion sur la planète foot terroir ? Un premier élément d’appréciation doit vous être soumis. Il a certes un côté facile. Mais on a vu hier soir à Saint-Symphorien un tout autre match qu’OM-Guingamp, la purge historique des matchs de Canal. L’affiche de Ligue 2 a été une partie intense, rythmée, valeureuse par son engagement même si bien sûr, comme souvent, le flot d’occasions nettes a laissé à désirer. Ce qui était à l’enseigne des intérêts de Sochaux plutôt une très bonne nouvelle.

Le plan d’Albert Cartier a, en ce sens, été respecté à la lettre. Le 17e du classement a regardé le 6e le menton haut. Sûr de ses valeurs et de sa méthode. Ses séquences de maîtrise ont même parfois été bien supérieures à celles de Metz. Il a manqué la passe fine, l’étincelle, le coup juste pour provoquer plus de dégâts aux abords du but de Thomas Didillon. Paradoxalement, c’est par une remise en retrait bien étrange de Métanire (38e ) que le danger s’est vraiment matérialisé. La seule vraie occasion du premier acte.

Dans la foulée, un fait important a poussé Sochaux en tête des sondages de faisabilité. Metz s’est retrouvé à dix ! Avec l’exclusion de Palomino (43e ), un « Monsieur 100.000 volts » coupable du mot de trop à l’adresse de M. Gautier alors qu’il était déjà sous le coup d’un carton jaune.

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Onguéné expulsé à son tour à la 93e !

Cet avantage notoire n’a, hélas, pas profité au FCSM. Pire, le FC Metz s’est relancé. Mu par le sentiment de révolte, le dix de der de Philippe Hinschberger a failli scorer peu après le retour de pause sur cette jolie tête de Kehli trouvée par l’impeccable coup franc de Ngbakoto. Action d’éclat parée ! L’intervention de Camara fut énergique et salutaire (51e ). À défaut d’envolée jaune et bleue, ce piment de solidarité « made in » Moselle a rajouté de la vie, du peps, à des débats qui étaient déjà très âpres au plan physique.

Trop en recul au vu de sa chance tactique, Sochaux a dès lors passé son temps à défendre. De plus en plus souvent à la limite de la rupture. Le spectre de l’ouverture du score est encore repassé très près du montant droit de Camara sur une hésitation collective et une tête un poil trop croisée de Mustapha Kaboré (70e ). Ce N° 34 apparu à la 57e , néo-pro, sera l’homme du match.

Cinq minutes plus tard, il fut en effet placé au point d’embuscade idéale pour saisir l’offrande de Sido et acter d’un parfait plat du pied la mise à mort d’un FCSM franchement décevant sur toute la deuxième période.

La rage d’Albert Cartier est, du coup, ressortie par tous les pores de la peau. Voir Sochaux piégé de la sorte constitue une première cette saison. Le genre de petite honte dont on ne se vante pas. Vous avez le match en main et vous finissez par le perdre par trop de suffisance. La leçon est d’autant plus rude et amère que Metz, a su, lui, bien sécuriser les rares escarmouches offertes en réplique. L’exclusion de Jérôme Onguéné, signifiée en toute fin de déroulé, n’arriva pas elle comme un cheveu sur la soupe. Elle est juste et symbolise tout le gâchis de ce match…

De notre envoyé spécial François DIDION

Le Quotidien

Metz se relance

Réduits à dix avant la pause à la suite de l’expulsion de Palomino, les Messins sont quand même parvenus à s’imposer grâce à un but de Kaboré.

Yeni Ngbakoto (à d.) et les Messins ont fait les efforts nécessaires pour décrocher un précieux succès. Photo AP
Yeni Ngbakoto (à d.) et les Messins ont fait les efforts nécessaires pour décrocher un précieux succès. Photo AP

Metz s’est relancé grâce à sa victoire acquise dans la douleur M et en infériorité numérique contre Sochaux 1 à 0, hier soir en clôture de la 20e journée de Ligue 2, grâce à un but de Moustapha Kaboré. Les Mosellans totalisent 33 points et recollent à un point de Clermont, qui occupe la 3e place du podium, à 9 unités du leader Nancy. Sochaux de son côté reste en position plus qu’inconfortable, avec 19 points, seulement un seul de plus que l’AC Ajaccio, premier dans la zone rouge. Les Grenats sont allés puiser au fond d’eux-mêmes pour décrocher un succès important, qui leur permet d’enrayer une série catastrophique de trois défaites de rang en L2, au cours d’un mois de décembre qui les a vu descendre du podium et sortir en Coupe de France au 8e tour contre les amateurs de Wasquehal (2-1). La première période s’est résumée à un âpre combat au milieu de terrain, entre deux équipes visiblement en manque de confiance et craintives. Le tournant de la rencontre s’est déroulé autour de la 40e minute : sur une faute peu évidente, le Messin José Luis Palomino écope d’un premier carton jaune (41e). Il fait part de son agacement sur le coup et dans la minute qui suit. Antony Gautier sort alors un second carton jaune synonyme d’exclusion pour le défenseur argentin. En infériorité numérique, les joueurs de Philippe Hinschberger, nommé le 24 décembre à la tête du FC Metz, ont défendu toute la seconde période. Ils ont réussi à planter une banderille décisive à un quart d’heure de la fin de la rencontre : dans un contre rondement mené, le meilleur buteur du club Yeni Ngbakoto (7 buts) servait Sido sur la droite. Le centre en première intention de Sido trouvait Kaboré qui ouvrait le score. Sur un ultime contre dans le temps additionnel, le défenseur sochalien Jérôme Onguéné a écopé lui aussi d’un carton rouge, pour un tacle en positon de dernier défenseur sur Sido.

Moselle Sport

Le FC Metz a fait le boulot

 mosellesport - photos : F.Knaff/Moselle Sport
mosellesport – photos : F.Knaff/Moselle Sport
Lorsqu’il avait été présenté à la presse le 24 décembre dernier, Philippe Hinschberger s’attendait à être « jugé sur les résultats. » Pour sa première en championnat dans le costume de coach de l’équipe principale des Grenats, « Hinsch » a su raccrocher le wagon de tête, à seulement 1 point de Clermont. Mais Dieu que ce fut dur…

Le boulot a été fait. Après une catastrophique série en fin d’année 2015 et une prestation timide face à Colmar en amical aux premiers jours de 2016, le FC Metz a renoué avec la victoire en battant Sochaux. Pourtant, avouons-le, la première mi-temps nous a bien fait peur. Les Sochaliens avaient bien débuté la partie, pressant haut leurs adversaires et jouant direct pour semer le danger le plus vite possible dans le camp messin. Et ce, jusqu’à la 25e minute. Cependant, passé la demi-heure de jeu, on s’ennuyait ferme. Jusqu’à ce que Jonathan Rivierez coupe un centre ras dans la surface de l’extérieur du pied, le défenseur manquant de trouver son propre cadre (35e)… 7 minutes plus tard, c’était au tour de José Luis Palomino de se distinguer. En retard dans on intervention sur Caceres, il écope d’un carton jaune. Mais visiblement agacé par la décision de l’arbitre, il décidait très vite d’aller le revoir pour lui signifier son mécontentement. Résultat : 2e carton jaune, synonyme d’expulsion pure et simple. Bref, vous l’aurez compris, à 10 contre 11, l’affaire était bien mal engagée. Ou du moins, pas sous les meilleurs auspices.

Des Messins transfigurés en 2e mi-temps

Conséquence immédiate de l’expulsion de Palomino, Krivets, auteur d’une première mi-temps honorable – bien qu’accusant quelques retards à l’allumage – cède sa place à Guido Milan dans le camp messin. Une seconde mi-temps qui marque l’avènement d’un nouveau FC Metz. En effet, à la la 53e, une superbe occasion est à mettre au crédit des Grenats avec un coup franc de Ngbakoto bien repris de la tête par Kehli dans les 18 mètres. Bis repetita à la 71e avec un corner au second poteau déposé sur la tête de Métanire. Camara doit, une fois de plus, s’employer pour contenir les assauts messins jusqu’à la 76e où il finit par abdiquer face à Kaboré bien servi par Fadil Sido, lui-même lancé par un Yéni Nbakoto des grands soirs ! Le FC Metz libéré, ne lâchera alors plus son étreinte sur des lionceaux qui peinent à montrer les crocs. Côté sochalien, on notera une frappe de Tardieu dans les arrêts de jeu et on verra aussi Onguéné coupable d’une faute sur Sido à l’entrée de la surface, sanctionnée d’un carton rouge. Metz et Sochaux termineront donc finalement toutes les deux à 10. Si le spectacle n’a pas été très engageant sur l’ensemble de la rencontre, force est de reconnaître que Metz a su faire preuve de caractère avec de « la combativité et des duels », selon Philippe Hinschberger. De bon augure pour la suite.

L’Equipe

Jolie première à Metz pour Philippe Hinschberger

En infériorité numérique pendant toute la deuxième période, Metz (4e) a pourtant logiquement battu Sochaux (1-0). Les Lionceaux n’ont qu’un point d’avance sur la zone rouge…

Philippe Hinschberger est le nouvel entraîneur de Metz. (L'Equipe)
Philippe Hinschberger est le nouvel entraîneur de Metz. (L’Equipe)
Nommé à la place de José Riga la veille de Noël, Philippe Hinschberger a bien démarré sa carrière sur le banc de Metz. Le technicien de 56 ans a vu les Grenats s’imposer 1-0après avoir largement dominé Sochaux, encore très faible à l’extérieur (un succès en dix déplacements). Pourtant, les Lorrains ont été réduits à dix dès la 42e minute de jeu, Palomino ayant été expulsé pour avoir contesté le carton jaune très sévère que M.Gautier lui avait donné. Pendant les arrêts de jeu, l’arbitre a expulsé Onguené pour une faute en position de dernier défenseur. Une autre décision un peu incompréhensible.
Très bon coaching de Hinschberger
En infériorité numérique, les locaux se sont pourtant montrés les plus dangereux (4 tirs cadrés à 1). Métanire a été proche d’ouvrir le score à la 70e mais il n’a pas pu cadrer sa tête après un corner. Six minutes plus tard, Kaboré s’est retrouvé seul au deuxième poteau mais il a été surpris et n’a pas pu bien frapper le ballon de la tête. Entré en jeu, le jeune Sénégalais a finalement ouvert le score à la 77e sur un beau service de Sido, lui aussi sorti du banc. Coaching gagnant, donc, pour Hinschberger. Furieux, Albert Cartier peut s’inquiéter : pire attaque du Championnat, vainqueur de quatre matches sur vingt, Sochaux n’a qu’un point d’avance sur la zone rouge.
C.O.-B.

Foot 365

(J20) : Metz repart de l’avant

Malgré une infériorité numérique longue d’une mi-temps, le FC Metz a retrouvé la victoire face à Sochaux lundi en clôture de la 20eme journée de L2. Les Grenats reviennent à un point du podium.

Sacrée première pour Philippe Hinschberger sur le banc du FC Metz ! Le successeur de José Riga, intronisé juste avant Noël, a assisté de son banc à une drôle de partie lundi soir à Saint-Symphorien. Pas de révolution tactique avec ce changement de coach (un 4-2-3-1) mais la présence dans le onze de départ de seulement deux recrues estivales (Tiago Gomes et Georges Mandjeck). Ainsi, Sami Kehli et Serguei Krivets effectuaient leur retour afin de soutenir Yeni Ngbakoto, titularisé en pointe. Une équipe messine qui retrouvait face à elle Albert Cartier, le coach qui lui avait permis de remonter du National en L1 il y a quelques mois. Et les retrouvailles ont été plutôt musclées. Intense, la première période a été marquée par un festival de passes ratées de part et d’autre. Juste avant la pause, José Luis Palomino a été expulsé après avoir contesté une décision de M.Gautier.

Kaboré héros du soir

Mais, en supériorité numérique, le FC Sochaux a complètement déjoué et n’a pas inquiété Thomas Didillon. Pire, les coéquipiers de Karl Toko-Ekambi, rapidement diminué après une béquille de Mandjeck, ont concédé deux grosses occasions avant de céder sur une contre-attaque. Moustapha Kaboré a alors profité du bon travail de Ngbakoto et de Fadil Sido pour inscrire l’unique but de la rencontre. Ce dernier, entré en fin de partie, a même provoqué l’expulsion de Jérôme Onguene en fin de partie. Au coup de sifflet final, les 11 900 supporters messins et leur coach ont exulté. Il faut dire que Metz n’avait plus gagné depuis fin novembre. Revoilà les Messins, quatrièmes et à un point de Clermont, dans le bon wagon. Pour Sochaux, 17eme, la relégation est plus que jamais une menace. D’autant plus après la copie horrible rendue ce lundi soir…

L’Essentiel

Hinschberger réussit ses débuts avec le FC Metz

METZ – Le club grenat s’est imposé lundi contre Sochaux (1-0), pour la première sur le banc de Philippe Hinschberger. Il remonte à la quatrième place au classement.

METZ LE 11/01/16 - FOOTBALL LIGUE 2 FC METZ - FC SOCHAUX MONTBELIARD ( FCSM ) - 3 Jonathan RIVIEREZ 18 Sekou CISSE (FCSM) PHOTO CHRISTIAN LEMONTEY
PHOTO CHRISTIAN LEMONTEY

Il reste encore du boulot à ce FC Metz-là pour faire valoir vraiment son statut de candidat à la montée en L1. Mais au moins, cette fois, le club mosellan aura montré de l’abnégation et du courage pour arracher la victoire en infériorité numérique.

Pour sa grande première à la tête du club mosellan, et après une première période catastrophique conclue par l’expulsion de Palomino (43e), le nouveau coach grenat, Philippe Hinschberger, aura réalisé un coaching parfait. Ses deux jokers entrés en seconde période ont fait la différence, Sido servant idéalement Kaboré pour le but de la victoire (76e, 1-0).

La défense a tenu bon

Si les 45 premières minutes laissaient craindre le pire, les Messins, pourtant en infériorité numérique, se sont lâchés après la pause. «L’entraîneur nous a motivés dans le vestiaire et nous a dit que nous pouvions gagner, même à dix», confiait le buteur du soir. Et ça a marché, puisqu’avant le but, Kehli (51e), Mandjeck (71e) et Kaboré (73e) étaient tout proches de faire trembler les filets face à une équipe sochalienne apathique.

«Notre seconde période a été scandaleuse. On n’a pas respecté le jeu», a déploré le coach des visiteurs, Albert Cartier, déçu d’avoir raté son grand retour à Saint-Symphorien. La fin de match était à l’avantage de Sochaux, mais Milán, entré à la pause, et la défense messine tenaient bon. Avec ces trois points, Metz remonte à la quatrième place, à une longueur du podium.

 

 

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