[Revue de presse,35 éme journée de L2] FC Metz – Red Star FC

Républicain Lorrain

Metz bat le Red Star (2-0) et reste sur le podium de Ligue 2

Le Portugais Nuno Reis, poing serré. Les Messins se rapprochent de plus en plus de l’élite. Photo Pascal BROCARD
Le Portugais Nuno Reis, poing serré. Les Messins se rapprochent de plus en plus de l’élite. Photo Pascal BROCARD

Après une première période assez terne, les Messins ont su hausser le ton pour finalement s’imposer logiquement face au Red Star (2-0). Une belle opération qui leur permet de prendre leurs distances avec la concurrence.

Plus c’est long, plus c’est bon, paraît-il… Ce vendredi, les Messins ont pris un malin plaisir à faire durer le suspense. Après des préliminaires assez fastidieux, les hommes de Philippe Hinschberger ont, en effet, su accélérer la cadence pour s’offrir un final jouissif. Le tout grâce à deux coups de reins signés Christian Bekamenga.

Résultat, le FC Metz a (enfin) vaincu son syndrome du Top 10 en s’imposant face au Red Star, un concurrent direct à la montée qui pointe, ce matin, à quatre longueurs du seul troisième de la classe messin. Ce succès permet également aux Lorrains de s’offrir une petite – mais ô combien importante – marge d’avance (3 pts) sur Le Havre, tenu en échec à Evian et Lens (4 pts), battu à Nîmes (4-2). Bref, c’était la soirée à ne pas rater et les Grenats ont fait le job.

Pour autant, il aura donc fallu faire preuve de patience. Les Messins ont offert à leur public un nouveau morceau de ce refrain tant récité cette saison : le travail à mi-temps. Visiblement crispés par l’enjeu à l’image d’un Kévin Lejeune méconnaissable, les Mosellans ont longtemps été privés du ballon en première période et à l’exception d’une timide tentative de la tête signée Ngbakoto (12e ), ils ne parvenaient pas à s’approcher du but de Balijon.

Incapable de combiner correctement et très imprécis dans la dernière passe, Metz laissait son adversaire prendre la direction des opérations. Didillon était d’abord attentif sur la frappe de Fournier (21e ) et le coup franc de Sliti (33e ). Bouazza, lui, ne profitait pas d’une énième perte de balle messine et envoyait son missile dans les tribunes (40e ). Au moins, les Grenats n’ont-ils pas flanché défensivement.

Sursaut d’orgueil

Le moment choisi par le staff lorrain pour remplacer prématurément Lejeune par Diallo (41e ) et repasser en 4-4-2. Un choix payant. Même si c’est surtout un sursaut d’orgueil et une envie démultipliée qui aura finalement fait basculer la rencontre. En plus d’une belle soufflante de Philippe Hinschberger à la pause. En plus, aussi, d’une descente présidentielle dans les vestiaires. En plus, enfin, d’une grossière erreur de la défense audonienne et d’une sortie malheureuse de Balijon qui s’est gravement blessé au talon d’Achille sur ce coup-là… Une aubaine, néanmoins, pour Christian Bekamenga qui, en renard des surfaces, faisait glisser lentement le ballon dans les filets (1-0, 72e ).

Une juste récompense pour des Messins qui avaient le bon goût de passer à la vitesse supérieure à l’image de ces tentatives signées Diallo (52e , 62e ), Bekamenga (58e ), Mandjeck (59e ), Ngbakoto (60e ) ou encore Candeias (61e ) qui avait déjà trouvé la barre juste avant la pause (45e ).

Certes, Ngamukol, seul dans la surface, faisait passer quelques frissons dans le dos des 15 374 supporters messins (64e ), mais le FC Metz poussait et Christian Bekamenga délivrait donc une première fois le peuple grenat avant de récidiver cinq minutes avant la fin. Sur un centre de Yeni Ngbakoto, l’international camerounais s’y prenait à deux fois pour tromper Cros (2-0, 85e ).

Metz suit donc son étoile. Celle qui doit désormais le guider vers la Ligue 1. C’est encore long. Mais c’est bon…

Jean-Sébastien GALLOIS.

Bekamenga, une affaire de série

Le diable Christian Bekamenga est encore sorti de sa boîte, hier, en inscrivant un nouveau doublé. Photo Pascal BROCARD
Le diable Christian Bekamenga est encore sorti de sa boîte, hier, en inscrivant un nouveau doublé. Photo Pascal BROCARD

Déjà double buteur à Bourg-en-Bresse la semaine passée, l’attaquant camerounais du FC Metz a remis ça hier. Il en est désormais à huit réalisations depuis son arrivée en janvier.

DIDILLON . Le gardien messin n’a que très peu été sollicité. Les rares frappes (21e et 34e ) ou centre (90e ) qui lui sont parvenus ont terminé dans ses gants. Il a aussi remporté un duel important face à Ngamukol (65e ), qui a tiré au-dessus.

BALLIU. L’arrière droit a plutôt été timide durant les 45 premières minutes avant, comme la plupart de ses coéquipiers, de se montrer plus offensif. A l’aise techniquement, il a aussi été salué par le public pour sa combativité.

MILAN. Tranchant dans ses interventions, sûr aussi bien de la tête que du pied, l’Italo-Argentin a livré un match très solide derrière. Et s’est même permis de porter quelquefois le danger devant.

RIVIEREZ. Rapide, puissant, l’ancien Havrais a gagné les duels qu’il fallait et parfaitement couvert ses coéquipiers quand ceux-ci se découvraient.

UDOL. Pour sa cinquième titularisation de la saison, le pur produit de la formation grenat a beaucoup été sollicité en première période. Il s’en est bien sorti en tenant son couloir avant de se montrer plus offensif dans le second acte.

MANDJECK. Le Camerounais a rayonné sur le milieu de terrain. Bien placé, incisif, inspiré, il a souvent bien orienté le jeu messin par ses accélérations ou ses passes. Sa remise de la tête plein axe aurait pu coûter cher mais Ngamukol n’a pas cadré (78e ). Remplacé par Sassi (89e ).

REIS. Plus sobre que Mandjeck, le Portugais s’est souvent contenté de gagner ses duels aériens et de donner proprement le ballon à ses coéquipiers.

CANDEIAS. Buteur à Bourg-en-Bresse lors de la précédente journée, l’ailier portugais a eu moins de réussite. Son centre-tir depuis la droite de la surface a heurté la transversale (45e ) avant que sa frappe ne file au-dessus (61e ). Remplacé par Kaprof (71e ), actif comme à son habitude mais pas vraiment dangereux.

LEJEUNE. Tout juste rétabli de sa blessure à une cheville, le capitaine messin a semblé emprunté pour son retour. Souvent en retard et peu dans le rythme, il a logiquement été remplacé tôt par Diallo (42e ). Dès son entrée, le Sénégalais a pesé sur la défense du Red Star grâce à son gabarit. Il forme un redoutable duo avec Bekamenga.

NGBAKOTO. Une tête sans grand danger (23e ) et pas grand-chose d’autre en première période. L’ailier s’est beaucoup plus montré à son avantage ensuite. Par des accélérations, une belle activité et surtout ce centre à ras-de-terre décisif pour le deuxième but grenat. Ses coups de pied arrêtés ont eu moins de succès.

BEKAMENGA.Un doublé à Bourg-en-Bresse et deux nouvelles réalisations hier soir. Après une longue période d’abstinence (environ deux mois), le Camerounais a montré hier qu’il n’avait rien perdu de ses qualités de buteur. D’abord en profitant à merveille de la mésentente de la défense francilienne (73e ) puis en exploitant, en deux temps, l’offrande de Ngbakoto (85e ). Avec neuf buts (dont un avec Lens), il est le co-meilleur réalisateur de son équipe.

Thibaut GAGNEPAIN.

« Si on ne fait pas d’erreurs jusqu’au bout… »

Philippe Hinschberger, entraîneur du FC Metz : « Sur la première période, à part les deux-trois percées de Mandjeck, je n’ai pas vu grand-chose. On était tendu, stressé, on avait peur de l’enjeu. Franchement, on ne faisait pas le même sport que notre adversaire ! Mais j’ai apprécié la réaction de l’équipe en deuxième période. On a pris les choses en main. Ce soir (hier) , les résultats nous sont favorables et nous permettent de prendre un peu d’avance. C’est bien mais on a déjà connu ça par le passé et on avait enchaîné sur une mauvaise série. A trois matches de la fin, on ne peut donc pas contempler le classement. Ces trois points de plus que nos concurrents nous donnent peut-être un droit à l’erreur, c’est tout. »

Jonathan Rivierez, défenseur du FC Metz : « Nous étions vraiment timides en première période, comme paralysés par l’enjeu. A la mi-temps, le coach et le président ont bien parlé dans le vestiaire et ça nous a redonné des forces. En deuxième période, on n’a pas été inquiétés. Pour moi, le résultat est logique car le Red Star n’a pas eu de grosse occasion dans le premier acte et parce qu’on a dominé le second. Maintenant, on sait que si on ne fait pas d’erreurs jusqu’au bout, on montera. Ce serait idéal de signer un résultat à Dijon et de fêter l’accession à domicile face à Tours. »

Christian Bekamenga, attaquant du FC Metz : « Sur mon premier but, je vois qu’il y a de l’hésitation. J’y ai cru et dès que j’ai vu le gardien s’écrouler, je suis passé devant les défenseurs et voilà. Le deuxième, c’est d’abord un bon travail de Yeni Ngbakoto et j’étais bien placé pour conclure. C’est vrai que j’ai connu une période difficile de deux mois sans but mais ma sélection avec le Cameroun m’a fait du bien. Je suis à 8 buts avec le FC Metz, je m’étais fixé l’objectif de 10. »

Matthieu Udol, défenseur du FC Metz : « Grâce à cette victoire, on a réalisé une excellente opération sur nos concurrents directs. Je ne sais pas si on a désormais un joker. Je pense plutôt qu’il faut continuer à jouer en pensant que nous avons le même nombre de points que nos poursuivants. Essayons de gagner tous les matches qu’il nous reste. »

Rui Almeida, entraîneur du Red Star : « La première période était équilibrée et je pense même que nous avions davantage la volonté d’aller vers le but que Metz. Après, la blessure de Ballijon et le but qui s’en suit sont le tournant du match. Tout s’est mal embarqué à la suite de ça alors qu’on contrôlait globalement. Nous voilà maintenant à quatre points de Metz à trois journées du terme, mais rien n’est fini. Cela reste possible de monter. »

Le Red Star a eu sa chance

Un gardien ( Balijon ) sorti sur blessure (74e ), une défaite 2-0 et un rêve de montée qui s’éloigne : le Red Star a vécu une sale soirée hier à Saint-Symphorien. Celle-ci aurait toutefois pu être toute autre si Ngamukol , parfaitement envoyé au duel face à Didillon, avait trouvé le cadre (65e ). L’attaquant francilien a eu une deuxième opportunité un quart d’heure plus tard (79e ) mais s’est de nouveau envoyé en l’air.

Les Audoniens regretteront sans doute de ne pas avoir su profiter de la crispation des Messins en première période. Certes, ils ont eu le monopole du ballon, mais malgré la bonne activité de garçons comme Sliti et Da Cruz au milieu, les hommes de Rui Almeida n’ont pas été assez précis à l’approche du but de Didillon. La défense, elle, aura tenu plus d’une heure avant de céder à la panique sur l’ouverture du score de Bekamenga. L’hésitation de Jeanvier , plutôt serein jusque-là, allait finalement coûter très cher à son équipe.

Luxemburger Wort

Bekamenga et le FC Metz font l’affaire en or face au Red Star

Un doublé de Christian Bekamenga a permis au FC Metz de prendre la mesure du Red Star. Archive Michel Dell'Aiera
Un doublé de Christian Bekamenga a permis au FC Metz de prendre la mesure du Red Star.
Archive Michel Dell’Aiera

Timide puis franchement entreprenant, le FC Metz a su distancer le Red Star (2-0) grâce à l’adresse et la présence de Christian Bekamenga, auteur d’un doublé. Les Messins réussissent une opération comptable exceptionnelle avant d’aller à Dijon le dimanche 1er mai !

Par Hervé Kuc

Le match et sa note. Une première période trop timide de la part FC Metz et puis Christian Bekamenga a sorti son pistolet ! Les hommes de Philippe Hinschberger ont, par choix ou par obligation, laissé le monopole du ballon à une formation du Red Star bien organisée et totalement décomplexée. Résultat : une tête fébrile de Ngbakoto (12e) et un centre-tir de Candeias (45e), qui a trouvé la barre du but adverse, sont venus égayer 45 minutes cadenassées.

Mais, le meilleur est venu ensuite : «Beka» a profité d’une grosse erreur de Balijon mais aussi de sa blessure pour inscrire le but, pour le moment, le plus important de la saison mosellane (1-0, 73e). Une délivrance, un énorme bonheur pour les 15 374 cœurs grenat. Souverains et dominateurs, les Messins vont même doubler la mise de très belle manière par le même Bekamenga, sur une chevauchée de Ngbakoto (2-0, 85e). Des frissons dans tout le stade, un match plein de bonnes volontés et un résultat aux petits oignons.

Un 18/20 qui couronne une prestation de qualité et une opération comptable de première !

Les joueurs et leur note. Didillon (6/10) a passé une première période calme et la suite a été du même tonneau malgré une superbe opportunité adverse (64e). En défense, Balliu (5,5) a eu beaucoup de mal dans ses gestes défensifs et son apport offensif a été trop faible en première période mais il s’est très bien repris ensuite. Milan (6) s’est montré serein et sûr dans toutes ses interventions. Son compère, Rivierez (6) a été très solide, se positionnant avec intelligence et défendant avec application. Udol (6) apprend vite et bien, son énergie et sa détermination font chaud au cœur.

Au milieu, Mandjeck (7) a été grand, avec une présence totale du début à la fin et ses nombreux duels gagnés ont guidé la formation mosellane. Reis (6) ne fait ni des étincelles ni de bruit mais sa présence est rassurante et équilibre l’échiquier messin. Le capitaine Lejeune était trop juste physiquement et a été fort logiquement remplacé (42e) par Diallo (5,5) qui a œuvré avec justesse en attaque. Candeias (5) n’a pas assez pesé sur le jeu car il a été trop timide dans ses actions.

Ngbakoto (6) avait du jus et une grosse envie de mener les siens au succès : c’est ainsi qu’on l’aime !

L’homme du match. Christian Bekamenga (9/10), bien évidemment. «Beka» a bénéficié de circonstances malheureuses (blessure de Balijon) sur son premier but puis a fait admirer son talent sur le second. Un doublé qui n’a pas de prix ! Présent, adroit, physique et astucieux. La panoplie du parfait buteur. Saint-Symphorien l’adore et il le lui rend bien. Un match étincelant pour un garçon attachant et vrai. On l’adore!

Le classement. Ce n’est pas encore le paradis, mais le FC Metz vient de réaliser une incroyable opération au classement général de la Ligue 2 ! Les hommes de Philippe Hinschberger occupent seuls la troisième place (59 points) et distancent Le Havre (4e, 56) et surtout Lens (5e, 55) défait à Nîmes (2-4). Auxerre – Dijon se joue ce samedi (les Dijonnais sont déjà en L2) et Nancy – Sochaux se déroulera lundi prochain. Quelle soirée !

Le Parisien

Ligue 2 : battu à Metz (2-0), le Red Star voit la Ligue 1 s’éloigner

Franck Gineste (notre envoyé spécial à Metz)

De retour de blessure, Anatole Ngamukol (ici en vert contre Milan) n'a pu éviter la défaite du Red Star. PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/PASCAL BROCARD
De retour de blessure, Anatole Ngamukol (ici en vert contre Milan) n’a pu éviter la défaite du Red Star.
PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/PASCAL BROCARD

La route de la Ligue 1 s’est peut-être définitivement éloignée en Lorraine pour le Red Star. Battu (2-0) à Metz ce vendredi soir, le promu voit son adversaire s’envoler à la 3e place avec désormais quatre longueurs d’avance.

Forts de leur cinquième succès en six journées et du premier contre un membre du Top 10, les Lorrains profitent également du nul du Havre et des défaites de Lens et Clermont pour prendre une option sur le dernier billet pour l’élite.

A trois journées de la fin, il faudrait presque un miracle au Red Star pour espérer le coiffer. Meilleure équipe de Ligue 2 à l’extérieur, le club de Saint-Ouen, qui n’a plus gagné à Metz toutes compétitions confondues depuis le 6 février 1969 (soit 12 défaites et 5 nuls), n’a pas réussi à rebondir hors de ses bases, comme il l’avait fait après les défaites à domicile contre Auxerre (0-2) et le Paris FC (2-4), en gagnant à Clermont (0-2) et à l’AC Ajaccio (1-2). Il enchaîne donc une deuxième défaite, après celle contre Niort (0-2). Et celle-là pourrait bien fatale. Elle est surtout cruelle.

Alors qu’ils tenaient bien le choc, les Audoniens ont fini par plier dans le dernier quart d’heure sur un doublé de Christian Bekamenga, qui a porté son compteur à huit buts depuis son prêt par Lens mi-janvier. Mais l’attaquant a d’abord profité d’un terrible coup du sort qui a frappé le Red Star. Pendant que Jeanvier tentait de retenir le buteur pour permettre à Balijon d’intervenir, ce dernier s’est écroulé brutalement, touché à un tendon d’Achille et laissant le Lorrain marquer dans le but vide (1-0, 73e). Evacué sur civière, le portier a dû céder sa place à Pierrick Cros, engagé à la trêve pour pallier l’absence de Planté, opéré d’une épaule. Pour son baptême du feu, l’ancien grand espoir tricolore a bien réussi à repousser la frappe de Bekamenga, qui a pu faire le break en deux temps (2-0, 85e). De quoi nourrir d’énormes regrets pour les hommes de Rui Almeida, plutôt bien en place jusque-là.

A la pause, les deux camps pouvaient même se dire qu’il y avait un coup à jouer et une option à prendre sur la montée. Tous leurs concurrents pour la 3e place, Lens, Le Havre et Clermont, étaient en effet menés 1-0. D’où la frustration accentuée pour le public de Saint-Symphorien, qui a accompagné le premier retour aux vestiaires par des sifflets. La qualité offerte sur le terrain y était aussi sûrement pour quelque chose. Il aura fallu attendre la dernière minute pour voir un semblant d’occasion franche avec un centre-tir de Candeias sur le dessus de la barre de Balijon (45e). Les spectateurs auront plus d’opportunités de s’enflammer à la reprise. Les Messins ont clairement passé la vitesse supérieure et accentué la pression sur la défense francilienne. C’est d’abord Fournier qui a dû intervenir devant Bekamenga (58e). Balijon a ensuite repoussé du pied une tentative de Ngbakoto (60e), courtisé par le Red Star en cas de montée en Ligue 1 selon BeIN Sports.

Mais les Audoniens ont aussi eu leur chance, à l’image de Ngamukol. Incertain jusqu’au dernier moment en raison d’une blessure au mollet droit qui lui a fait manquer Ajaccio (1-2) et Niort (0-2), le buteur (7 réalisations), bien décalée dans la surface par Sliti, a dévissé sa frappe (64e). Après l’ouverture du score, l’attaquant a eu une autre opportunité, mais sa reprise a encore fini dans la tribune (79e). Bekamenga n’a, lui, pas tremblé pour ouvrir un peu plus le chemin de la Ligue 1 à Metz. Pour le Red Star, ça se complique sérieusement. « Le match bascule sur un coup du sort avec la blessure d’Arnaud, analyse le capitaine Danilson Da Cruz. En 1re mi-temps, on était plein de bonne volonté. Mais ce n’est pas terminé. Metz a un calendrier difficile. On va se battre jusqu’au bout et essayer de jouer les troubles fêtes. »

Ligue 2 : défait à Metz, le Red Star décroche au sommet

Franck Gineste, à Metz (Moselle)

Un gros coup du sort, deux blessés, dont un grave, une défaite (2-0), et la Ligue 1 qui s’éloigne. La soirée a viré au cauchemar pour le Red Star hier à Metz.

tade Saint-Symphorien (Metz), hier soir. 73e minute : le Messin Christian Bekamanga s’apprête à ouvrir le score sous le regard impuissant de Julian Jeanvier. Arnaud Balijon (au sol) ne peut intervenir, foudroyé dans sa course par une rupture du tendon d’Achille droit. Le duel au sommet bascule. (MaxPPP/PhotoPQR/ « Le Républicain Lorrain »/Pascal Brocard).
tade Saint-Symphorien (Metz), hier soir. 73e minute : le Messin Christian Bekamanga s’apprête à ouvrir le score sous le regard impuissant de Julian Jeanvier. Arnaud Balijon (au sol) ne peut intervenir, foudroyé dans sa course par une rupture du tendon d’Achille droit. Le duel au sommet bascule. (MaxPPP/PhotoPQR/ « Le Républicain Lorrain »/Pascal Brocard).

Le promu voit son adversaire s’envoler de quatre longueurs à la 3e place. Forts de leur cinquième succès en six journées, les Lorrains profitent du nul du Havre et des défaites de Lens et Clermont pour prendre une option sur le dernier billet pour l’élite.

A trois journées de la fin, il faudrait presque un miracle au club de Saint-Ouen pour le coiffer. Même si personne dans le camp audonien ne s’avoue battu. « C’est encore possible, assure son entraîneur Rui Almeida. Ce n’était pas une finale. On va tout faire pour gagner les trois derniers matchs. On est l’image du club, on va se battre jusqu’au bout, je peux vous l’assurer. » Une conviction que ses hommes ont encore appliqué en Lorraine. Alors qu’ils tenaient le choc, malgré les poussées messines à la reprise, il leur a fallu une sacrée malchance avec la blessure de leur gardien Arnaud Balijon pour qu’ils finissent par plier devant Christian Bekamenga, auteur des 7e et 8ebuts depuis son prêt par Lens mi-janvier. « Le tournant du match », comme tous s’accordaient à le dire avant d’avoir une pensée pour leur coéquipier. « C’est décisif, confirme Almeida. Ça arrive à un moment où on contrôlait le rythme et on pouvait marquer. » Incertain jusqu’au dernier moment, Anatole Ngamukol a en effet manqué la balle du KO en dévissant sa frappe (64e).

Cinquième défaite en sept journées

« Les deux blessures nous ont fait mal. En première période, la sortie de Jérôme (NDLR : Hergault, victime d’une entorse de la cheville gauche) nous a déstabilisés, même si Pierrick (Cros) a fait son travail », estime Florian Makhedjouf.

« C’est une grosse frustration car on a montré un beau visage et on n’a pas senti Metz dans son assiette », constate Naïm Sliti, encore en jambes hier. Lloyd Palun a même senti que « Metz a eu peur. » « Ce n’était pas le Metz qu’on a l’habitude de voir. Ils ont attendu nos erreurs. C’est cruel car on n’a pas été ridicules. On a joué notre football, ensemble, solidaires », positive l’international gabonais.

Oui, mais voilà, le Red Star a concédé sa cinquième défaite en sept journées. Autant dire que la dynamique n’est pas vraiment favorable, contrairement à celle de Metz. La meilleure équipe de Ligue 2 à l’extérieur n’a pas rebondi hors de ses bases, comme elle l’avait fait à Clermont (0-2) et Ajaccio (1-2) après les défaites à domicile contre Auxerre (0-2) et le PFC (2-4).

« Quatre points de retard, c’est rien quand on sait que Metz doit encore jouer des gros (Dijon et Lens notamment) », coupe Sliti. « Ce n’est pas terminé pour la montée, on va se battre jusqu’au bout et essayer de jouer les troubles fêtes», annonce son capitaine Danilson Da Cruz. Et Makhedjouf de conclure : « Il faut prendre neuf points sur neuf, c’est la seule solution pour viser la Ligue 1. »

 Metz – Red Star (2-0), Balijon : « J’ai tout de suite senti que ça avait lâché »

Arnaud Balijon, gardien audonien, victime d’une rupture du tendon d’Achille droit

F. Gi.

Stade Pierre-Brisson (Beauvais), hier.La déception de Balijon et Fournier à l’issue de la rencontre. (LP/Icon Sport/A.Ferreira.)
Stade Pierre-Brisson (Beauvais), hier.La déception de Balijon et Fournier à l’issue de la rencontre. (LP/Icon Sport/A.Ferreira.)

C’est en béquilles, la jambe droite du survêtement relevé et le pied strappé, qu’Arnaud Balijon est monté dans le bus ramenant le Red Star sur Paris hier soir.

Avant cela, les arbitres sont venus prendre des nouvelles de son état. Et elles ne sont pas bonnes. Le portier audonien a été victime d’un terrible coup du sort sur l’ouverture du score. Pendant que Jeanvier retenait Bekamenga pour permettre à son gardien d’intervenir, ce dernier s’est écroulé brutalement, laissant le Lorrain marquer dans le but vide. Le verdict pourrait être sans appel. En attendant de passer des examens approfondis, il souffrirait d’une rupture du tendon d’Achille droit. « J’ai tout de suite senti que ça avait lâché, raconte l’intéressé. Au moment où je démarre, j’ai la sensation qu’une pierre s’écroule sur ma jambe. J’entends un gros bruit, comme un énorme élastique qui claque. Sur le coup, je suis persuadé que j’ai reçu un projectile depuis les tribunes. C’est en voulant me relever que je comprends car je n’arrive pas à tenir debout. »

Évacué sur civière, le portier a cédé sa place à Pierrick Cros, engagé à la trêve pour pallier l’absence de Vincent Planté, opéré de l’épaule gauche.

Pour son baptême audonien, l’ancien grand espoir tricolore est intervenu sur le break de Bekamenga sans pouvoir l’empêcher. C’est lui qui finira la saison. Balijon devrait sûrement se faire opérer et être indisponible plusieurs mois. « Je n’ai pas encore envie de penser à ça. C’est la vie, même si ça arrive au plus mauvais moment », tente de relativiser l’ex-Lavallois.

L’Ami Sport

Victoire très importante du FC Metz ce soir face au Red Star (2-0). Les grenats confortent leur troisième place grâce à un doublé de Christian Bekamenga. Voici notre TOP/FLOP.

TOP :

Christian Bekamenga : On aurait été tenté de le placer dans la catégorie du dessous après ses quarante-cinq premières minutes. Sauf que Christian Bekamenga est un attaquant qui pique quand on ne l’attend plus. Ce soir, il a profité d’une énorme bévue de la défense parisienne puis il a converti avec sang froid une occasion en deux temps. Et dire que le FC Metz a débuté la saison avec Amido Baldé en pointe.

Georges Mandjeck : Le seul à répondre au milieu de terrain parisien en première mi-temps. Et, dans le deuxième acte, il a été d’autant plus influent que ses coéquipiers se sont mis au diapason niveau intensité. En plus, Georges Mandjeck cherche constamment à jouer vers l’avant. On aimerait simplement le voir associer à Ferjani Sassi plutôt qu’à Nuno Reis.

Habib Diallo : Le jeune attaquant messin n’a pas marqué ce soir mais son entrée à la place de Kévin Lejeune a changé pas mal de choses. Associé à Christian Bekamenga, il a beaucoup pesé sur la défense adverse. Sa présence dans le jeu aérien et sa tendance à prendre la profondeur que ne prend pas son compère camerounais restent des atouts très précieux.

FLOP :

Nuno Reis : Bon, c’est officiel, on n’en peut plus. Du moins à ce poste là car on ne rechignerait pas à le voir aligné à la place de Jonathan Rivierez en défense centrale. Devant la défense, Nuno Reis est perdu. Rarement présent pour récupérer des ballons et absolument jamais dans le bon tempo quand il s’agit de jouer vers l’avant. Nuno Reis est un défenseur. Et c’est déjà pas mal.

Kévin Lejeune : Dur de le mettre dans cette catégorie tant il a été décisif depuis le début de la saison. Sauf que sa sortie en première mi-temps a rassuré tout un stade. Sans doute de retour trop tôt après une blessure, le capitaine du FC Metz s’est montré toujours en avance ou en retard. En 42 minutes, il n’a jamais su tirer ses coéquipiers vers le haut. Mais on l’aime beaucoup trop pour lui en vouloir.

Daniel Candeias : Le Flop un peu sévère de la soirée. Pas grand chose à reprocher au portugais si ce n’est cette tendance à devenir invisible dès l’heure de jeu. Toujours à l’aise dans ses passes ou dans ses centres, on voudrait peut-être avoir le sentiment qu’il s’arrache un peu plus. On notera un centre tir sur la barre en première mi-temps. Candeais, en fait, c’est bof. Comme souvent.

Foot 365

METZ RETROUVE LE PODIUM, EVIAN EST RELÉGABLE

AURÉLIEN CANOT

Humilié à Auxerre, Metz a bien réagi en corrigeant Bourg-en-Bresse sur sa pelouse. Les Messins retrouvent le podium, suivis de près par Lens, qui enchaîne une troisième victoire de suite. Le Red Star reste dans le coup pour la montée mais s’est encore incliné chez lui. En bas de classement, la belle affaire est pour Niort tandis qu’Evian plonge dans la zone rouge et est rejoint par Créteil.

 Les trois enseignements de la soirée

Metz retrouve le podium
En déplacement à Bourg-en-Bresse, Metz n’a pas tendu l’autre joue. Ridiculisés sur la pelouse d’Auxerre (4-0) lors de la dernière journée, les Messins ont passé leurs nerfs sur leurs adversaires du soir, étrillés à leur tour (3-0), grâce notamment à un doublé de Christian Bekamenga. En attendant le résultat du Havre face à Nancy samedi après-midi (14h00), les Grenats retrouvent le podium, avec un point d’avance sur Le Havre et Lens. En grande forme, les Lensois ont signé une troisième victoire de suite face à l’AC Ajaccio (2-0) et leur gardien Riffi Mandanda, peu inspiré sur les deux buts. Les Sang et Or, poussés vendredi par 30 206 spectateurs dans un Bollaert surchauffé, n’avaient plus été cinquièmes depuis le 5 février dernier.

Le Red Star n’avance plus
« Je pense que cette fois, on a brûlé notre dernier joker. » A chaud sur beIN Sports après la rencontre, Danilson Da Cruz, le capitaine du Red Star, se montrait plutôt fataliste. Et pour cause : son équipe, qui reste dans le coup pour la montée mais n’avait plus été aussi mal classée depuis janvier, a subi vendredi sa troisième défaite de suite à domicile, la quatrième sur les six dernières sorties des Audoniens. Sans génie, Arnaud Balijon et ses coéquipiers ont cédé deux fois face à Niort (2-0), qui restait sur trois défaites consécutives et profite de cet exploit face au Red Star pour s’extirper de la zone rouge. La nouvelle défaite du Red Star à Beauvais profite également à Clermont, qui a engrangé dans le même temps à Valenciennes (2-1) sa deuxième victoire de suite en déplacement grâce notamment à un nouveau but de l’inévitable Famara Diedhiou (21 buts). Les joueurs de Corinne Diacre reviennent à une longueur du club du 93.

Ça se bouscule en bas
Tandis que Laval, grâce à deux buts d’Afougou dans les toutes dernières minutes pour renverser complètement la situation face à l’Evian TGFC (2-1), a fait une superbe opération dans l’optique du maintien, derrière, c’est toujours l’embouteillage. Sochaux, qui a encore pris une bouffée d’oxygène grâce à sa victoire face à Brest chez lui (2-1), et Valenciennes, surpris au stade du Hainaut par Clermont (2-1), garde leurs distances avec la zone de relégation. Niort, grâce à son excellente opération sur la pelouse du Red Star, occupe désormais une position de 17eme, certes moins inconfortable mais pas énormément. Evian, en revanche, peut trembler. Cédric Barbosa et ses partenaires, sans victoire depuis neuf matchs et qui n’avaient plus marquer depuis 430 minutes, descendraient en effet en National si le championnat s’arrêtait aujourd’hui. En plus de se retrouver relégable pour la première fois de la saison, le club haut-savoyard voit Créteil, vainqueur d’Auxerre à domicile (1-0), revenir à sa hauteur. Et le Paris FC (un match en moins à disputer lundi à Dijon) n’est plus très loin. Et quand on voit les deux derniers matchs des Parisiens, l’ETGFC a de quoi passer des prochaines nuits agitées.

L’Equipe

Sans jouer, Dijon est promu en Ligue 1, Nancy attendra et Metz peut y croire

Sans jouer, Dijon est assuré de monter en Ligue 1, tandis que Nancy devra patienter. Dans la course à la troisième place, seul Metz s’est imposé vendredi soir, face au Red Star (1-1), et prend une belle option pour la montée.

Metz se détache pour la 3e place

Longtemps, le Red Star s’est accroché à son rêve. Longtemps, le club francilien a occupé cette troisième place synonyme de Ligue 1 la saison prochaine. Mais aujourd’hui, il n’avance plus. Et sa nouvelle défaite à Metz (0-2), ce vendredi, pourrait bien mettre fin à ses espoirs de retrouver enfin l’élite.

Alors que les deux équipes étaient à égalité, c’est un coup du sort qui a eu raison des visiteurs, à Saint-Symphorien. Leur gardien Arnaud Balijon s’est blessé au tendon d’Achille sur une sortie et Christian Bekamenga en a profité pour ouvrir le score (73e). Le Camerounais réussira ensuite le doublé (85e), en deux temps. Compte-tenu du résultat nul du Havre à Evian Thonon-Gaillard (1-1), de la défaite de Lens à Nîmes (2-4) et du nul de Clermont à Tours (1-1), les Messins comptent maintenant trois points d’avance sur le quatrième. Ça sent bon pour eux aussi !

France Bleu Lorraine Nord

Ligue 2 : contre le Red star, le FC Metz conforte sa 3e place

Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord

Le Portugais Nuno Reis, poing serré. Les Messins se rapprochent de plus en plus de l’élite. Photo Pascal BROCARD
La rage des Messins après victoire sur le Red star. © Maxppp – Pascal Brocard

Pour la 1ere fois de la saison, le FC Metz s’impose face à une équipe du top 10, 2-0 face au Red Star grâce à un doublé de Bekamenga. C’est la belle opération de la soirée, car les concurrents à la montée n’ont pas eu autant de réussite. Le FC Metz conforte sa 3e place avec 3 points d’avance.

Le FC Metz s’impose 2-0 face au Red Star grâce à un nouveau doublé de Christian de Bekamenga (73° et 85°). le FC Metz devait défendre sa 3e place sur le podium de Ligue 2, synonyme de montée en Ligue 1, c’est fait lors de cette 35e journée de Ligue 2, devant 15 374 supporters au stade Saint Symphorien. Le FC Metz a réussi pour la première fois de la saison à battre une équipe du top 10.

On croit à notre 3e place

On a dû batailler, sur mon premier but j’y ai cru jusqu’au bout, je suis allé au pressing puis je n’ai eu qu’à la mettre au fond. On y croit à notre 3e place“, confie Christian Bekamenga, auteur d’un second doublé en l’espace de 8 jours.

En première période, on s’est mis en difficulté, on n’a pas joué notre jeu“, poursuite le défenseur Jonathan Rivierez. “A la mi-temps, l’entraîneur et le président ont poussé une gueulante dans le vestiaire. Ils ont dit qu’on n’était pas au niveau d’une équipe qui joue la montée“, révèle le défenseur Mathieu Udol.

Les murs ont tremblé

C’est vrai que les murs ont un peu tremblé à la mi-temps, mais c’est courant au FC Metz” confie l’entraîneur Philippe Hinschberger. “Il faut dire qu’en première période, j’avais devant moi deux équipes qui ne faisaient pas le même sport. Le FC Metz était spectateur“.

Les autres résultats sont favorables au FC Metz. Le Havre a fait 1 partout à Evian. Le HAC est donc 4e à 3 points de Metz. Lens a craqué à Nîmes 4-2, Lens est à 4 points de Metz. Clermont s’est incliné à domicile 1-0 face à Tours, Clermont est 7 à 5 points de Metz. Il reste trois journées de championnats. Prochain match pour les Grenats, dimanche 1er mai à 14 heures chez le leader Dijon, assuré de monter en L1.

Rendez-vous dans Lundi c’est Graoully à 18h30 pour commenter ces résultats au 03 87 52 13 13.

 

 

 

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