Started In The Plaine : Aux bons souvenirs d’Hervaine Moukam (ex-FC Metz)

Passé par Metz chez les jeunes (2012-2014), Tripolis en Grèce, le Bate Borisov ou encore Amnéville, et ayant joué 11 matchs européens et 150 matchs en professionnel toutes compétitions confondues, Moukam s’est entretenu avec notre confrère Julien Mollereau.

Alors que le Franco-Camerounais, aujourd’hui âgé de 29 ans à bel et bien joué avec Messi, Rayane Messi, précise-t-il en rigolant, le joueur se définit comme un intellectuel du football. « C’est pour cette raison que je suis venu à Rumelange (son club actuel) ».

Lorsqu’on lui demande si son choix d’aller en Grèce, à Tripolis, était le bon à 19 ans, il répond : « Quand on est jeune, le Grèce ce n’est pas l’idéal. C’est dans ce genre de moments que tu apprends qu’en fait le foot pro, c’est du business ».

Une fois l’aventure grecque finie, il avoue avoir eu des hauts et des bas mais s’être relevé. Après un court passage à Amnéville ou il sera chauffeur-livreur à coté, il reçoit un jour un appel pour un essai à Grodno, en D1 biélorusse. Lorsqu’il demande le salaire et qu’on lui répond 1700 euros, « Mais j’y vais, pas de soucis ! ». Alors qu’il était à 5.000 en Grèce, il aura par la suite connu des durs mois de travail au SMIC. « J’ai vu ce qu’il fallait faire dans le monde du travail pour avoir un SMIC alors je lui dis j’y vais, pas de soucis ! ».

« Je paye mon billet d’avion et là quand j’arrive il fait -21 degré ». Il pensait ne jamais jouer par ces températures, mais finira par s’acclimater. « J’étais le premier noir de l’histoire du club » sourit-il.

« Je suis passé en 6 mois de chauffeur-livreur à Arsenal et Chelsea ! ». En signant au Bate Borisov, la carrière de Moukam prenait un autre tournant. Une victoire face à Arsenal devant 35.000 personnes, des échanges après le match avec Olivier Giroud… il était dans le cour des grands.

A propos de la formation à Metz, Kalidou Koulibaly l’a particulièrement marqué : « On s’entendait super bien, mais un jour à l’entrainement, je suis sur son coté et je le dribble. Il me marche sur le talon et me dit « Va de l’autre côté du terrain et ne reviens plus si tu veux finir l’entrainement ». C’est comme ça dans le milieu du foot. C’est un défi psychologique permanant ? Soit tu es prêt mentalement soit non. Et le respect se gagne sur le terrain. »

L’interview entière et réalisée par Julien Mollereau est disponible dans les colonnes du Quotidien de ce mercredi 3 avril avant le match de coupe du Luxembourg qui opposait Rumelange à la Jeunesse d’Esch. Un match finalement conclu par une victoire du pensionnaire de BGL Ligue cinq buts à zéro.

M.G. 

Crédit photo : Icon Sport

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