Après-match : FC Metz – AS St-Etienne

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METZ DANSE SOUS LA PLUIE !

Dans une rencontre particulièrement rythmée et enjouée, les Grenats ont fait un bon plein de confiance à St-Symphorien et battu tout en maîtrise des Stéphanois au visage bien vert pâle (2-0)…

L’analyse

Oh qu’il est bon de supporter le FC Metz ces derniers temps. Au fil du temps qui passe et des journées qui défilent, c’est comme si le club à la Croix de Lorraine se mettait tout doucement à prendre la mesure de l’étendue de son potentiel et de sa qualité. Car de qualité, il y en a décidément plus que ce dont on aurait pu imaginer après successivement la vente de Diallo, la blessure de Niane, celle de Ambrose, sans compter Vagner Dias qui n’a pas joué une minute en 2020 en compétition officielle. C’est dire le chantier qui attend Frédéric Antonetti, notamment en matière d’axes de travail sur le plan offensif.

Et pourtant, la magie opère. Le dernier revers de nos Grenats s’apparente à un lointain souvenir, lors de la visite d’un Parc des Princes où, jamais, les Lorrains n’auraient dû s’incliner d’ailleurs. On sent néanmoins à quel point les partenaires de John Boye ont su tirer profit de ces 3 premières mésaventures au goût amer pour mieux lancer leur saison, par la suite. Rien n’a plus vraiment été pareil en réalité. Non seulement conscients des nombreux atouts qu’offre une dynamique de groupe bien rôdée, les Messins ont fini par trouver et développer une assise défensive, rigoriste, à laquelle tout le monde adhère avec la plus grande conviction.

Et c’est là toute la force de cet effectif taillé du même marbre -celui de la L2, il y a maintenant deux ans- au vécu commun auquel s’ajoute ce supplément d’âme tant chéri par les supporters. Lorsque humilité rime avec intensité. Et que l’honneur de porter la tunique grenat rime avec la notion de bonheur d’évoluer ensemble pour un objectif commun. Ce qui frappe le plus, à la vue de cette équipe, c’est cette faculté qu’elle a pour se projeter rapidement en contre-attaque, dès la transition. Celle-ci est, il faut le dire, bien facilitée par l’aptitude des trois du milieu -Angban, Pajot et Maiga pour ne pas les citer- à donner l’impulsion, en sachant que les latéraux défensifs et offensifs ont du coffre et que derrière, c’est l’assurance tous-risque. En effet, Metz peut se targuer de disposer en son sein de la 4ème défense la plus hermétique du championnat (NDLR : 7 buts encaissés), ce qui place la formation lorraine juste derrière deux mastodontes du championnat -Paris et Lille- ainsi que Bordeaux. Et ça, cela n’est pas anodin, mine de rien.

Autre élément saisissant : Oukidja et ses coéquipiers n’ont jamais encaissé plus d’un but au cours du même match. Mieux encore, contre St-Etienne, la cage est restée inviolée alors que les hommes de Claude Puel n’ont pas été en mesure de cadrer le moindre tir, ce qui relève d’une vraie performance… Après avoir déjà affronté Monaco, Paris, Lille et Marseille, c’est d’autant plus marquant. Grâce à sa défense des plus imperméables et à son entrejeu dynamique, le FC Metz peut voir venir. Seule l’animation offensive suscite forcément des interrogations mais lorsque le socle est solide, il n’y a pas de raison de s’inquiéter outre mesure. Les retours combinés de Ambrose, Vagner Dias -dont l’entrée en jeu a été pleine d’enthousiasme face aux Verts- et de N’Doram d’ici environ deux mois devraient faire le plus grand bien.

Et plus encourageant encore, c’est cette sensation quelque part que ce collectif dispose d’encore bon nombre d’axes d’améliorations et que le rendu pourrait être nettement supérieur. C’est ce dont le coach Antonetti va tâcher de faire : à savoir maintenir son groupe en alerte afin de préserver tout cet allant, tout cet engouement populaire et bienveillant qui règne juste au dessus de chaque tête grenat. Pourvu que cela dure. C’est un bonheur presque indescriptible de vous voir jouer aussi bien en équipe, par les temps qui courent.

Les notes des joueurs

Les tops :

Nguette (7) : son repositionnement à la pointe de l’attaque messine l’a complètement transcendé : à l’origine de tous les bons coups offensifs de son équipe hier, il a obtenu le coup franc libérateur en début de rencontre et s’est révélé un véritable poison pour l’arrière-garde stéphanoise.

Boulaya (7) : dans un grand jour, il a tout simplement été parfait dans l’exécution de ses coups de pieds arrêtés et donné le tournis à la défense du Forez notamment en première période.

Pajot/Maiga (7) : si le collectif mosellan monte en puissance de jour en jour, cela est grandement dû au travail acharné de fond de ses deux milieux récupérateurs, dont l’apport est énorme, aussi bien dans les duels que dans la transition offensive.

Les flops :

Gueye (4) : l’ailier droit messin était à court de rythme hier et cela s’est clairement vu lorsque, après une première période quelconque, il a semblé fortement émoussé sur le plan physique.

M.D

Crédit photo: FC Metz, Dazn, butsoccers

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